Du Christ Roi de l’Univers à l’Enfant Jésus de la crèche

Ce dimanche 19 novembre revêt une saveur particulière. D’abord, c’est le jour que le Pape François a choisi pour refermer la Porte Sainte à Rome, et clôturer le Jubilé de la Miséricorde. Ensuite, c’est la fête du Christ Roi de l’Univers, une fête importante car elle marque la fin de l’année liturgique et elle est célébrée juste avant le premier dimanche de l’Avent. Nous nous situons donc à la charnière de deux années liturgiques. Pourtant, le passage de l’une à l’autre se fait dans la continuité :

. La fête du Christ Roi nous propulse à la fin des temps et nous invite à contempler en Jésus un Roi d’Amour qui a donné sa vie pour chacun d’entre nous, proches ou lointains.
. Le temps de l’Avent nous conduit vers la fête de Noël où un Dieu d’Amour accepte de se faire tout petit enfant pour nous sauver.

Ainsi, de la fête du Christ Roi à la naissance de l’Enfant Jésus, c’est le même projet d’Amour pour l’homme qui se réalise. Alors, pour mieux en prendre conscience, nous vous proposons de vivre l’Avent d’une manière originale, à travers un feuilleton vidéo de quatre épisodes à découvrir chaque dimanche.

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Troisième prédication de l’Avent : Paix sur la terre aux hommes que Dieu aime!

Ce vendredi 19 décembre 2014, le P. Raniero Cantalamessa a proposé sa troisième et dernière prédication de l’Avent sur le thème « la paix, fruit de l’Esprit ». Tout d’abord, il rappelle les fruits de l’Esprit : « amour, joie, paix, patience, bonté, bienveillance, fidélité, douceur et maîtrise de soi » (Gal 5, 22) ». Ces fruits, contrairement aux charismes et aux dons, sont « les mêmes pour tous » et « le résultat d’une collaboration entre la grâce et la liberté » de l’homme. Pour le P. Cantalamessa, « la paix – fruit de l’Esprit – est la paix du cœur ». Il s’agit donc « d’une manière d’être habituelle, l’état d’âme et le mode de vie de celui qui, à force de vigilance et d’attention, finit par atteindre une certaine paix intérieure ».

Approfondissant sa méditation, le P. Cantalamessa met en lumière la recherche de la paix intérieure dans la tradition spirituelle de l’Eglise. Il rappelle ainsi que, pour les Pères de l’Eglise, « la recherche de la paix intérieure se traduit dans l’idéal de la tranquillité ; […] pas une tranquillité vide et constituant une fin en soi, mais une tranquillité pleine, semblable à celle des bienheureux, une manière de commencer à vivre ici-bas l’état des bienheureux dans le ciel », ce qui passe par une vie contemplative. Il explique ensuite que d’autres chemins, « accessibles à ceux qui ont une vie active », ont été développés. Il rappelle alors l’idée centrale proposée par Saint Augustin : « la paix intérieure dépend de notre adhésion à la volonté de Dieu ». Cette idée a par la suite été reprise et développée de différentes manières dans l’Église, ouvrant des pistes plutôt mystiques ou ascétiques. Cependant, pour le P. Cantalamessa, ces pistes ne sont pas les seules et « la spiritualité moderne met l’accent sur d’autres moyens plus positifs pour conserver la paix intérieure ». Il en cite deux : « la confiance en Dieu » et « la certitude que Dieu nous aime ». Reprenant la Parole de Dieu, il rappelle le message des anges aux bergers lors de la naissance de Jésus : « Paix sur la terre aux hommes, que Dieu aime », ce qui se traduit littéralement par : « Paix sur la terre aux hommes, objets de la bienveillance de Dieu » (Lc 2, 14). Pour le P. Cantalamessa, cette bienveillance de Dieu est « offerte à tous sans exception ». Et il nous invite en ce temps de Noël à redécouvrir « la force, la nouveauté, que contenaient ces paroles, quand elles furent proclamées pour la première fois ! ». Pour lui :

« Nous devons revenir en arrière, avoir une nouvelle oreille, celle des bergers, qui furent les premiers à entendre et se mirent en voyage sur le champ ».

Le texte intégral de cette prédication est accessible ici.

Saint et Joyeux Noël à tous !

Deuxième prédication de l’Avent : en toutes choses, la charité

Le P. Cantalamessa a donné sa deuxième prédication de l’Avent ce vendredi 12 décembre 2014 sur le thème « Heureux les artisans de paix car ils seront appelés Fils de Dieu » (Mt 5, 9). Dans cette prédication, il a proposé a proposé une « réflexion sur la paix comme devoir et engagement à accomplir ». Partant de l’extrait de l’Évangile cité plus haut, le P. Cantalamessa a tout d’abord rappelé que « nous sommes appelés à suivre l’exemple du Christ, en devenant des canaux qui fassent arriver la paix de Dieu jusqu’à nos frères. » Pour lui, « les artisans de paix sont des personnes qui œuvrent pour la paix, qui aident des ennemis à se réconcilier et qui font, eux-mêmes, le premier pas pour se réconcilier. »  Il développe ensuite sa pensée selon trois axes.

Le premier est consacré à une comparaison approfondie entre la paix de Jésus et celle de César Auguste. D’après le P. Cantalamessa, la différence est fondamentale. Il remarque que « la paix de Jésus, comme celle de César, est une « paix fruit de victoires », mais il s’agit de victoires sur soi et non sur les autres, de victoires spirituelles, et non militaires. » Pour lui, « la situation du monde actuel réclame que l’on change la méthode d’Auguste par celle du Christ ». Et il donne une piste très simple pour devenir artisan de paix : « prier pour la paix », car « quand il n’est plus possible d’agir sur les « causes secondes », nous pouvons toujours, par la prière, « agir sur la Cause Première ». »

StFrancoisPaxLe second axe développé concerne la paix entre les religions, « un nouveau champ de travail, difficile et urgent ». Différentes raisons permettent d’envisager un «  dialogue inter-religieux  loyal  » : la première repose sur « le fait que nous avons tous un seul Dieu ». La deuxième, d’ordre théologique, s’appuie sur notre foi en l’Esprit saint car ce dernier  « est le lien de paix qui unit entre eux les baptisés des différentes confessions chrétiennes ; de plus, comme Esprit créateur, il est un lien de paix entre les croyants de toutes les religions, voire entre tous les hommes de bonne volonté. »

Le dernier aspect concerne l’action pour la paix proprement dite. Pour le P. Cantalamessa, « il faut penser à la paix mondiale, mais agir pour la paix au niveau local. ». Nous devons travailler à gommer les « divisions qui existent souvent entre les membres de notre Église catholique, à cause de traditions, tendances ou rites différents ». Il rappelle alors Saint Augustin : « Il existe deux cités dans le monde : la cité de Satan, appelée Babylone, et la cité de Dieu, appelée Jérusalem. L’une est construite sur l’amour de soi, l’autre sur l’amour de Dieu. » Ainsi, pour le P. Cantalamessa, «  toute initiative est « Babel » si l’on s’en sert pour se faire un nom ; elle est « Pentecôte » si, en dépit du sentiment naturel de réussir et de recevoir une approbation, on rectifie constamment sa propre intention, en plaçant la gloire de Dieu et le bien de l’Église au-dessus de tous ses désirs personnels. » Et il conclut par cette maxime :

« Dans les choses nécessaires, l’unité ; dans les choses douteuses, la liberté ; mais en toutes choses, la charité. »

Le texte intégral de cette prédication est accessible ici.

Bonne méditation et bonne route de l’Avent !

Première prédication de l’Avent : quelle image avons-nous de Dieu le Père ?

Le P. Raniero Cantalamessa, ofm cap., prédicateur de la Maison Pontificale, a commencé ses méditations de l’Avent sur le thème « Paix sur terre aux hommes que Dieu aime (Lc, 2, 14) ». Le premier volet a porté sur le sujet « Je vous donne ma paix (Jn 14,27). La paix comme don de Dieu en Jésus Christ. ».

Le P. Cantalamessa rappelle tout d’abord que « toutes les promesses de paix de Dieu s’accomplissent en Jésus Christ », selon ce que « le prophète Michée avait prédit :  Lui-même, il sera la paix ! (Mi 5,4) ». Et il s’interroge : « est-ce par sa simple venue sur terre que Jésus a rétabli la paix entre le ciel et la terre ? ». S’appuyant sur un extrait de la lettre de Saint Paul aux Romains (Rm 3, 21 – 26), il explique que « la paix vient de la justification par la foi et la justification par la foi vient de la croix du Christ. ». Il approfondit alors sa méditation et précise que « si la paix vient de la croix du Christ, elle n’est en pas issue ». En effet, elle trouve « sa source ultime dans la Trinité », puisque « le mot « Paix » est un des noms propres de Dieu. ». Enfin, dans la dernière partie de sa prédication, il montre « comment cette paix doit changer peu à peu nos rapports avec Dieu. ». Méditant sur « l’image déformée que se fait l’homme de Dieu  » et qui est à la source de son éloignement de la foi, il explique que « le Saint Esprit nous enseigne à porter sur Dieu un autre regard. […] Il nous le fait découvrir comme un allié et un ami, comme celui qui n’a pas gardé son Fils jalousement pour lui-même, mais a fait le grand sacrifice de le donner pour nous tous ; bref, comme un Père très tendre. L’Esprit Saint nous communique le sentiment que Jésus avait du Père. Naît alors le sentiment filial qui se traduit spontanément par le cri: Abba, Père. […] Le fils a pris la place de l’esclave, l’amour celui de la crainte. C’est ainsi que nous sommes vraiment réconciliés avec Dieu. ».

Et le Père Cantalamessa de conclure son intervention avec cette question :

« Quelle idée de Dieu le Père avons-nous dans notre cœur ? Celle du monde ou bien celle de Jésus ? ».

Bonne méditation ! Bonne route vers Noël!

Le texte intégral est accessible ici. Une synthèse détaillée est proposée .

Signification de l’Avent

Le temps de l’Avent (du latin adventus, « venue, avènement ») est l’un des cinq temps qui fractionnent l’année liturgique. Il débute le quatrième dimanche précédant Noël. L’Avent peut être perçu de différentes manières. Il est d’abord la période durant laquelle les fidèles se préparent à célébrer Noël. Il s’agit essentiellement d’une préparation intérieure où chacun est appelé à la vigilance et au changement de vie, c’est-à-dire à la conversion du cœur. En outre, l’Avent ne se réduit pas à la préparation à la fête de Noël puisqu’il s’agit aussi de célébrer la venue du Christ dans le cœur des hommes de tout temps et son avènement dans la gloire à la fin des temps. Enfin, notons que le début de l’Avent marque aussi l’entrée dans une nouvelle année liturgique.

L’Avent, comme tous les temps liturgiques, aide les fidèles à revivre les grands événements de la vie et de l’enseignement du Christ, en particulier de sa naissance (Noël) à sa Résurrection (Pâques). L’Église relit et revit donc « tous ces grands événements de l’histoire du salut dans « l’aujourd’hui » de sa liturgie » (Catéchisme de l’Église catholique, § 1095).

Couronne de l'Avent. Les quatre bougies marquent les quatre semaines de l'Avent et sont allumées chacun des quatre dimanches.

Couronne de l’Avent. Les quatre bougies marquent les quatre semaines de l’Avent et sont allumées chacun des quatre dimanches.

 

Les frères franciscains vous souhaitent une bonne année liturgique et une bonne préparation à  la fête de Noël !

 

Troisième prédication de l’Avent

Le P. Raniero Cantalamessa, ofm cap., prédicateur de la maison pontificale, a donné ce vendredi sa troisième méditation de l’Avent en présence du pape François et de ses collaborateurs. Cette méditation a porté sur le thème « Le mystère de l’incarnation contemplé avec les yeux de François d’Assise » et est accessible ici. Vous pouvez toujours retrouver les deux premières prédications en suivant les liens ci-après : [1] et [2].

Seconde prédication de l’Avent

Le P. Raniero Cantalamessa, ofm cap., a donné sa deuxième conférence de l’Avent en présence du Pape et de ses collaborateurs. Celle-ci a porté sur le sujet «L’humilité comme vérité et comme service chez François d’Assise». Il s’agit du second volet des prédications de l’Avent centrées sur le thème « Vers la Nativité du Seigneur en compagnie de saint François d’Assise ». Vous trouverez le texte intégral ici. Vous pouvez toujours accéder à la première conférence de l’Avent en cliquant .