Homélie pour la fête de la Transfiguration : quelle est la finalité de notre vie ?

La semaine dernière, la Parole de Dieu nous avait invités à nous demander où était notre trésor. La fête de la Transfiguration que nous avons célébrée le dimanche 6 août nous permet de continuer cette méditation car elle nous oriente vers la finalité de notre vie. Elle nous montre que nous sommes appelés à participer à la gloire du Seigneur et nous projette dans le Ciel. Nous vous proposons ici d’approfondir ces aspects en retrouvant l’homélie que fr. Pierre a prononcée à l’occasion de cette fête. Vous pouvez retrouver les textes bibliques médités .

Homélie pour le dimanche 30 juillet : Mais où est donc ton trésor?

En ce 17e dimanche du Temps Ordinaire, nous avons continué à méditer le discours en paraboles dans l’Évangile de Saint Matthieu. Aujourd’hui, le Royaume des Cieux est comparé à un trésor et à une perle fine. A travers cette comparaison, le Seigneur nous invite à discerner ce qui est le plus précieux pour nous : pour qui, pour quoi sommes-nous capables de tout donner ? Cette question est importante car Saint Matthieu nous dit aussi :

« Là où est ton trésor, là aussi se trouve ton cœur. » (Mt 6, 21).

Alors comment trouver notre vrai trésor qui est Dieu ? Comment l’accueillir ? Comment faire en sorte que le Seigneur soit vraiment la personne la plus importante pour nous car ce n’est qu’à ce prix que nous serons de vrais témoins du Royaume ? Éléments de réponse dans l’homélie prononcée par fr. François ci-après. Vous pouvez retrouver les textes médités ici.

Homélie pour le dimanche 23 juillet : la question du Bien et du Mal

Nous avons continué, pour le 16e dimanche du temps ordinaire, à méditer le discours en paraboles de Jésus dans l’Évangile de Saint Matthieu. Le dimanche précédent, nous avions écouté la Parabole du Semeur où le Seigneur nous rappelait une bonne nouvelle : il est sorti pour semer, c’est-à-dire qu’il est toujours à l’œuvre dans le monde. Il nous invitait ainsi à entrer dans l’espérance puisqu’il sème avec abondance par amour pour nous (voir notre article ici). Le dimanche 23 juillet, l’Église, dans sa pédagogie, nous a proposé un texte qui se situe dans la continuité : la parabole du bon grain et de l’ivraie, deux plantes qui se ressemblent (cf. photos ci-dessous) mais qui n’ont rien de commun, la seconde pouvant même être toxique.

Dans cette parabole, Jésus aborde pour nous la question du bien et du mal. Alors que l’homme, devant le mal, est toujours prompt à juger et donc à séparer, le Seigneur agit d’une manière qui nous désarçonne souvent. Il fait preuve de patience. Dans sa sagesse, il attend avant de prononcer le jugement final et de séparer définitivement le bon grain de l’ivraie. Et cela nous pose question. Pourquoi agit-il ainsi ? Comment vivre avec ce mal, présent en nous et chez les autres ? Éléments de réponse dans l’homélie proposée par fr. François. Vous pouvez également retrouver les textes bibliques médités en suivant ce lien.

Mais toi qui disposes de la force, tu juges avec indulgence, tu nous gouvernes avec beaucoup de ménagement, car tu n’as qu’à vouloir pour exercer ta puissance. Par ton exemple tu as enseigné à ton peuple que le juste doit être humain ; à tes fils tu as donné une belle espérance : après la faute tu accordes la conversion.
Chapitre 12 du livre de la Sagesse.

Bonne Nouvelle : le Seigneur est sorti pour semer !

Ce dimanche 18 juillet, deux adultes ont reçu le sacrement de la confirmation dans notre église, un sacrement qui nous marque du sceau indélébile du Saint Esprit et nous rend adultes dans notre foi chrétienne. Lors de ce 15e dimanche du temps ordinaire, nous avons aussi écouté des textes bibliques forts dont la Parabole du Semeur. Ils nous ont rappelé une bonne nouvelle : le Seigneur n’est pas inactif ! Parce qu’il est Amour, il est missionnaire. Il sort de lui-même pour aller à notre rencontre et semer sa Parole. Et sa Parole est efficace comme le relève le prophète Isaïe :


Ainsi parle le Seigneur : « La pluie et la neige qui descendent des cieux n’y retournent pas sans avoir abreuvé la terre, sans l’avoir fécondée et l’avoir fait germer, donnant la semence au semeur et le pain à celui qui doit manger ; ainsi ma parole, qui sort de ma bouche, ne me reviendra pas sans résultat, sans avoir fait ce qui me plaît, sans avoir accompli sa mission. » (Livre d’Isaïe 55, 10-11).


Ainsi, la Parole de Dieu nourrit, guérit et féconde notre cœur. Elle nous fait porter du fruit et un fruit qui demeure (Jn, 15, 8) ! Le Seigneur, parce qu’il nous aime, ne se lasse pas de sortir et de semer, malgré nos lenteurs, nos limites, nos péchés. Entrons donc dans l’espérance : nous sommes inconditionnellement aimés ! Vous pouvez retrouver l’homélie que Fr. François a prononcée pendant la messe ci-après. Nous vous souhaitons une bonne méditation et une bonne écoute.

Homélie pour le 12e Dimanche du Temps Ordinaire : Soyons courageux !

Après avoir célébré la Pentecôte, la Sainte Trinité, le Saint Sacrement, nous avons retrouvé le temps ordinaire, celui où le Saint Esprit nous accompagne dans notre quotidien. Cette semaine, la Parole de Dieu nous a invités à être courageux, à être forts, à nous déterminer pour le Christ. Nous vous proposons ici de retrouver l’homélie prononcée par fr. François. Les textes médités sont accessibles .

Le Saint Sacrement et le Sacré Cœur : deux fêtes pour ne pas oublier l’Amour de Dieu

La solennité du Saint Sacrement, autrefois appelée fête Dieu ou solennité du Corpus Domini (littéralement ‘Corps du Seigneur’), est célébrée le deuxième dimanche après Pentecôte. Instituée au Moyen Âge, elle fait mémoire – et nous verrons combien ce mot est important ici – de la présence réelle de Jésus dans le sacrement de l’Eucharistie. Arrêtons-nous un instant ici et contemplons ce mystère avec émerveillement : Jésus le Christ, le Verbe de Dieu, est réellement présent dans ce tout petit bout de pain. Lorsque nous communions, nous recevons Dieu, nous touchons Dieu ! Le tout autre devient le tout proche, l’Amour parfait rejoint notre humanité imparfaite. Oui, il est réellement en nous en attendant que nous soyons en lui après notre mort corporelle. Quel mystère ! De quel amour sommes-nous aimés ? En avons-nous conscience ? Cette fête nous le rappelle et c’est l’un des aspects les plus importants relevés par le Pape François dans son homélie de dimanche dernier.

En effet, nous dit le Saint Père, « le thème de la mémoire revient plusieurs fois : ‘Souviens-toi de la longue marche que le Seigneur ton Dieu t’a imposée […] N’oublie pas le Seigneur ton Dieu, […] qui t’a donné la manne’ (cf. Dt 8, 2.14.16) dit Moïse au peuple. ‘Faites ceci en mémoire de moi’ (1Co 11,24) – nous dira Jésus. Le ‘pain vivant descendu du ciel’ (Jn 6,51) est le sacrement de la mémoire qui nous rappelle, de manière réelle et tangible, l’histoire d’amour de Dieu pour nous. » Ainsi, pour le pape, « la Parole divine » nous dit à chacun en cette fête « souviens-toi ! » Car « notre histoire personnelle se fonde dans le souvenir de tout ce que le Seigneur a fait pour nous. Se souvenir est ainsi essentiel pour la foi, comme l’eau pour une plante. […] La mémoire est importante, car elle nous permet de demeurer dans l’amour, de se souvenir, c’est-à-dire de porter dans le cœur, de ne pas oublier celui qui nous aime et que nous sommes appelés à aimer. » Pourtant, notre vie est « parfois morcelée » et en « brûlant les souvenirs et en vivant dans l’instant, on risque de rester à la surface, dans le flux des choses qui se succèdent, sans aller en profondeur, sans cette épaisseur qui nous rappelle qui nous sommes et où nous allons. » C’est pour cela que la solennité du Saint Sacrement revêt une grande importance car « elle nous rappelle que, dans le morcellement de la vie, le Seigneur vient à notre rencontre dans une amoureuse fragilité. […] Dans le Pain Vivant, le Seigneur vient nous visiter, se faisant humble nourriture qui guérit avec amour notre mémoire, malade de frénésie. Car l’Eucharistie est le mémorial de l’amour de Dieu. […] Dans l’Eucharistie se trouve tout le goût des paroles et des gestes de Jésus, la saveur de sa Pâques, le parfum de son Esprit. En la recevant, la certitude d’être aimé par lui s’imprime dans notre cœur. » Ainsi, pour le pape :

« L’Eucharistie forme en nous une mémoire reconnaissante, parce que nous nous reconnaissons enfants aimés du Père et rassasiés par lui. Une mémoire libre, car l’amour de Jésus, son pardon, guérit les blessures du passé et pacifie le souvenir des torts subis et infligés ; une mémoire patiente, car dans les adversités nous savons que l’Esprit de Jésus demeure en nous. L’Eucharistie nous encourage : même sur le chemin le plus accidenté nous ne sommes pas seuls, le Seigneur ne nous oublie pas et il nous redonne des forces avec amour chaque fois que nous allons à lui. »

Cette présence réelle de Jésus dans l’hostie consacrée par le prêtre est la manière qu’a le Seigneur de tenir sa promesse : « Je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde » (Mt, 28). Oui, il est Emmanuel, Dieu avec nous, Dieu présent pour nous chaque jour dans le tabernacle. Il nous aime. La solennité du Sacré Cœur que nous célébrons aujourd’hui nous le rappelle encore : le cœur de Jésus a été transpercé pour chacun de nous, pour qu’à travers ses blessures nous trouvions la guérison, la liberté, la vie et la vie en abondance…

Et si, à l’occasion de ces deux solennités, nous nous rappelions de quel amour nous sommes aimés ? Et si nous nous rappelions notre dignité d’Enfant de Dieu ? Et si nous répondions à son amour ?

SOUVIENS-TOI !

Vous pouvez retrouver ici le texte intégral de l’homélie du Pape François. Nous vous souhaitons une bonne lecture.

La Pentecôte : la fête de la maturité !


Nous venons de vivre la fête de la Pentecôte qui marque la descente du Saint Esprit sur les apôtres et la naissance de l’Église. C’est aussi la fin du temps pascal et la reprise du temps ordinaire (voir ici une brève description des temps liturgiques). Nous vous proposons de retrouver ci-après l’homélie prononcée par fr. François à cette occasion, ainsi que la séquence de la Pentecôte évoquée dans l’homélie. Nous vous souhaitons une bonne écoute et nous faisons nôtre cette prière de Saint François qui conclut sa lettre à tout l’ordre.

« Dieu tout puissant, éternel, juste et bon, par nous-mêmes nous ne sommes que pauvreté ; mais toi, à cause de toi-même, donne-nous de faire ce que nous savons que tu veux, et de vouloir toujours ce qui te plaît ; ainsi nous deviendrons capables, intérieurement purifiés, illuminés et embrasés par le feu du Saint-Esprit, de suivre les traces de ton Fils notre Seigneur Jésus-Christ. »


Homélie pour la Pentecôte

Séquence de la Pentecôte

Vingtième veillée au cloître : « Qui est le Seigneur? »

La semaine dernière, nous avons vécu notre vingtième ‘veillée au cloître‘. Pour nos lecteurs qui n’en connaissent pas le principe, la soirée est construite sur une alternance de textes méditatifs et d’intermèdes musicaux. Elle se déroule dans notre cloître, un cadre propice à l’élévation de l’âme, que vous pouvez visiter virtuellement ici.

Le thème de notre veillée au cloître se résumait en une question : « Qui est le Seigneur ? ». Nous avons écouté des textes de personnalités, issues d’horizons divers, qui ont réfléchi à cette question. Nous avons ainsi entendu :

  • Etty Hillesum, une jeune juive, morte dans le camp d’Auschwitz,
  • Charles de Foucauld, parti au désert et tué par des rebelles touaregs,
  • Antoine Blondin, un romancier, auteur de l’ouvrage ‘Un singe en hiver’,
  • France Quéré, une théologienne protestante,
  • Walter Kasper, cardinal et théologien allemand,
  • Françoise Mallet – Joris, écrivain belge,
  • Olivier Messaiaen, compositeur français,
  • Olivier Clément, théologien orthodoxe,
  • Frédérique Hébrard, actrice, co-auteur des ‘Demoiselles d’Avignon’,
  • Sainte Claire d’Assise, fondatrice des Clarisses, avec Saint François.

Qui est le Seigneur ? C’est la question abordée dans cette vingtième veillée au cloître. Vous pouvez retrouver ici l’intégralité de la veillée avec les textes lus et les intermèdes musicaux. Ces textes ainsi qu’une biographie de leurs auteurs sont aussi disponibles en suivant ce lien.

La brebis : le seul animal qui n’a pas le sens de l’orientation !

Aujourd’hui, quatrième dimanche de Pâques, nous avons célébré le Dimanche du Bon Pasteur. Les textes que nous avons écoutés (voir ici) nous ont rappelé que Jésus est notre Bon Berger. Il nous connaît chacun personnellement et nous guide sur la route de notre vie, lorsque, semblables à des brebis, nous avons des difficultés à choisir la bonne direction. Et pour nous aider sur notre chemin et mieux comprendre la parabole du Bon Pasteur au cœur de ce dimanche, vous pouvez écouter (ou ré-écouter) l’homélie prononcée par fr. François en ce dimanche du Bon Pasteur.

Ses brebis à lui, il les appelle chacune par son nom, et il les fait sortir. Quand il a poussé dehors toutes les siennes, il marche à leur tête, et les brebis le suivent, car elles connaissent sa voix.
Évangile de Saint Jean, chapitre 10.

Et si nous écoutions sa voix ?
Et si nous nous laissions guider ?

Le Triduum pascal – Retour sur la veillée et la fête de Pâques

Après les Jeudi et Vendredi Saints marqués par l’institution de l’Eucharistie, la Passion et la mort de Jésus, nous avons célébré dans la joie sa Résurrection. Nous vous proposons de revivre en images la veillée pascale qui a eu lieu dans l’église Sainte Bernadette de Narbonne. Durant cette veillée, nous avons eu la joie de baptiser plusieurs catéchumènes dont quatre de notre église. Ils ont reçu les sacrements de l’initiation chrétienne (baptême, eucharistie, confirmation). Toutes les photos sont dans notre album en ligne ici. Dimanche matin, nous étions aussi très nombreux rassemblés à Saint Bonaventure pour célébrer la messe de Pâques et baptiser plusieurs enfants. Vous pouvez écouter (ou ré-écouter) l’homélie prononcée par fr. François à cette occasion.

Soyons de vrais chrétiens, vivons dans la joie, la lumière, la foi, l’enthousiasme. Le Seigneur agit, Il est vivant, Il fait remonter la sève de la vie dans nos histoires personnelles.

Nous vous souhaitons une bonne fête de Pâques.