Solennité de Saint Bonaventure : 15 juillet

L’ITINÉRAIRE DE L’ÂME VERS DIEU PAR S. BONAVENTURE

Le Christ est le chemin et la porte, l’échelle et le véhicule il est le propitiatoire posé sur l’arche de Dieu et le mystère caché depuis le commencement.

Celui qui tourne résolument et pleinement ses yeux vers le Christ en le regardant suspendu à la croix, avec foi, espérance et charité, dévotion, admiration. exultation, reconnaissance, louange et jubilation, celui-là célèbre la Pâque avec lui, c’est-à-dire qu’il se met en route pour traverser la mer Rouge grâce au bâton de la croix. Quittant l’Égypte, il entre au désert pour y goûter la manne cachée et reposer avec le Christ au tombeau, comme mort extérieurement mais expérimentant dans la mesure où le permet l’état de voyageur – ce qui a été dit sur la croix au larron compagnon du Christ : Aujourd’hui avec moi tu seras dans le paradis.

En cette traversée, si l’on veut être parfait, il importe de laisser là toute spéculation intellectuelle. Toute la pointe du désir doit être transportée et transformée en Dieu. Voilà le secret des secrets, que personne ne connaît sauf celui qui le reçoit, que nul ne reçoit sauf celui qui le désire, et que nul ne désire, sinon celui qui au plus profond est enflammé par l’Esprit Saint que le Christ a envoyé sur la terre. Et c’est pourquoi l’Apôtre dit que cette mystérieuse sagesse est révélée par l’Esprit Saint.

Si tu cherches comment cela se produit, interroge la grâce et non le savoir, ton aspiration profonde et non pas ton intellect, le gémissement de ta prière et non ta passion pour la lecture, interroge l’Époux et non le professeur, Dieu et non l’homme, l’obscurité et non la clarté ; non point ce qui luit mais le feu qui embrase tout l’être et le transporte en Dieu avec une onction sublime et un élan plein d’ardeur. Ce feu est en réalité Dieu lui-même dont la fournaise est à Jérusalem. C’est le Christ qui l’a allumé dans la ferveur brûlante de sa Passion. Et seul peut le percevoir celui qui dit avec Job : Mon âme a choisi le gibet, et mes os, la mort. Celui qui aime cette mort de la croix peut voir Dieu ; car elle ne laisse aucun doute, cette parole de vérité : l’homme ne peut me voir et vivre.

Mourons donc, entrons dans l’obscurité, imposons silence à nos soucis, à nos convoitises et à notre imagination. Passons avec le Christ crucifié de ce monde au Père. Et quand le Père se sera manifesté, disons avec Philippe : Cela nous suffit. Écoutons avec Paul : Ma grâce te suffit. Exultons en disant avec David : Ma chair et mon cœur peuvent défaillir : le roc de mon cœur et mon héritage, c’est Dieu pour toujours. Béni soit le Seigneur pour l’éternité, et que tout le peuple réponde : Amen, amen.

Vous trouverez le repos

A l’heure où certains d’entre nous se préparent à prendre quelques jours de repos, voilà une invitation qui tombe bien en ce dimanche.

Il est vrai qu’après des moments compliqués et fatigants, cette recommandation de Jésus nous rassure. Nous avons besoin de repos.

Mais le repos dont parle Jésus n’est pas seulement une détente physique et spirituelle. Elle entre dans une perspective plus ample.

Le repos au sens biblique est celui qui vient achever l’œuvre de création : « il se reposa de toute l’œuvre accomplie ». Il s’agit donc d’une action de grâce contemplative. Celle du laboureur contemplant le champ qu’il vient de retourner et discernant la fécondité de cette terre dans la récolte future. C’est le Shabbat. Ce repos auquel Dieu associe les hommes afin qu’ils puissent eux aussi goûter par avance les dons promis.

Le psaume invitatoire 94 que l’on chante souvent le matin dans la Liturgie des Heures répète : « nous verrons bien s’ils entrent dans mon repos. ». Ce verset parle de ceux qui sont dans le défi de l’orgueil et pensent s’abstraire d’un temps de pause nécessaire pour discerner, relire sa vie, rendre grâce pour le chemin parcouru, envisager celui qui s’ouvre devant nous. Il ne faut pas rejoindre le camp des candidats au « burn-out » spirituel mais marcher au pas de Dieu qui est toujours mesuré.

Que ce temps nous permette de vivre pleinement ce repos, cette quiétude (‘quies’ en latin ) afin de refaire nos forces intérieures et continuer avec confiance le chemin.

Bons mois d’été.

FBM

Fête de St Pierre et St Paul.

Extrait de l’homélie de Monseigneur Michel Aupetit, archevêque de Paris pour les Ordinations sacerdotales 2020 : 

« Etre avec le Christ »

Alors pour comprendre il faut faire comme le Christ qui interroge ses disciples, ceux qui l’ont suivi : « Qui dites-vous que je suis » (Mt 16,15) ? Au fond, ceux qui vont être ordonnés prêtres auront à répondre à cette question toute leur vie. Leur mission est tout simplement d’annoncer qui est Jésus pour eux. Car Jésus ne nous appelle pas pour un travail particulier mais pour « être avec lui ». Toute notre mission consiste à être avec lui et d’entrer dans son amitié : « Je ne vous appelle plus serviteurs je vous appelle mes amis » (Jn 15,15). Cette amitié se cultive par la prière personnelle, cette longue intimité qui s’entretient jour après jour, par l’eucharistie où le Christ s’empare de notre personne pour accomplir par nos voix et par nos mains le don qu’il fait de lui-même pour la vie éternelle des fidèles, enfin par sa miséricorde qu’il nous confie : « Ceux à qui vous pardonnerez les péchés, ils leur seront pardonnés » (Jn 20,23).

Car il s’agit d’être avec lui pour vous : « Comme le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie » (Jn 20,21). Sans vous, chers fidèles, le sacerdoce n’a aucun sens. On n’est jamais prêtre pour soi et on ne s’enferme pas dans un « quant à soi sacerdotal » avec Jésus. Sinon, c’est ce fameux cléricalisme si fort dénoncé aujourd’hui. Le prêtre est ordonné au sacerdoce des fidèles baptisés car les fidèles exercent leur sacerdoce par l’offrande qu’ils font de ce qu’ils vivent au quotidien dans les différentes sphères de la vie familiale, économique, politique et culturelle, reliées profondément à la célébration de l’eucharistie.

C’est le Christ, l’unique Grand Prêtre, qui irrigue cette participation à son unique sacerdoce à la fois pour les fidèles et pour les prêtres. La figure de Marie, présente au pied de la croix, participe totalement à l’offrande de son Fils et par là accomplit véritablement ce vis-à-vis entre l’homme et la femme pour une fécondité éternelle à laquelle nous sommes associés et pour laquelle nous rendons grâce.

Mgr Michel Aupetit,
archevêque de Paris

A l’écoute de la Parole de Dieu

En ce temps de Carême, frère Bernard-Marie Cerles nous propose chaque dimanche, une méditation de la Parole de Dieu. Voici celle du 1er dimanche de Carême. Les prochaines méditations vous seront envoyées depuis notre nouveau blog. A découvrir ICI !

3 petits conseils cependant :

1 – Lors de notre premier envoi (dimanche prochain), il est possible que votre boîte mail ne nous reconnaissant pas, classe le mail en spam/indésirable. Faites glisser le mail vers l’onglet de votre boîte principale afin de remédier au problème.

2 – Il est possible aussi que notre mail arrive dans l’onglet promotion/autres, faites de même que pour les spams et courriers indésirables, glisser le mail vers la boîte principale.

3 – Pour être certain de recevoir convenablement nos mails, nous vous recommandons d’ajouter notre adresse d’envoi à vos contacts :
franciscainsnarbonne@pb06.wixshoutout.com

4 – N’hésitez pas à nous contacter si vous rencontrez le moindre problème :
franciscainsnarbonne@gmail.com

Bonne lecture !

_____________

Careme 2018

Le carême est ce temps privilégié par lequel nous nous préparons concrètement à la renaissance célébrée à Pâques.

Le nom « Carême » vient de « quadragésima » ce qui, en latin signifie « Quarante jours ». C’est en effet le temps de cette marche ardue qui nous mène à Pâques: Quarante jours! Temps passé par le Christ dans le désert, à l’instar des enfants d’Israël qui y ont cheminé quarante ans afin d’entrer dans la Terre Promise. Ce peuple en avait passé dix fois plus en esclavage en Égypte. Ce qui indique la portée hautement symbolique de ce chiffre. Le Père Marcel Daval, franciscain, y voit le sens des quarante semaines de la gestation humaine. C’est une belle interprétation. En effet, nous allons, durant ces quarante jours qui viennent, nous abreuver à la source vive de la Parole de Dieu pour cheminer dans une conversion renouvelée, afin de vivre la résurrection: bref, quarante jours pour renaître.

C’est aussi tout le sens des lectures du premier dimanche de carême: l’offrande des prémices annonce les moissons à venir( Dt 26), Paul, dans la lettre aux Romains(10,8-13) nous invite à la proximité de la Parole de Dieu, et à l’enracinement dans la foi, tandis que Jésus dans l’évangile des tentations selon  saint Luc ( 4,1-13) nous dit que l’homme ne vit pas seulement de pain.

Voilà donc l’itinéraire de ces quelques semaines qui s’ouvrent devant nous: le désir de la conversion, une plus grande proximité avec la Sainte Écriture et l’enracinement dans la foi.

Bien sûr, les résolutions de carême sont importantes, mais mesurons l’effort pour persévérer, c’est pourquoi, le combat spirituel proposé durant ce temps privilégié, pourrait se décliner ainsi: prendre un peu plus de temps dans son emploi du temps quotidien pour converser avec le Seigneur dans l’oraison. La méditation de la Parole de Dieu proposée par la liturgie de chaque jour peut nous y aider. La résolution d’incarner tout cela dans le domaine de la charité fraternelle, voire de la solidarité peut aussi nous inviter à avancer plus avant dans la Foi.

Voilà quelques suggestions simples pour commencer.

Bon carême!

frère Bernard-Marie Cerles.

Homélie pour le 4e Dimanche de Carême : et si nous changions de regard ?

Nous vous proposons aujourd’hui de retrouver l’homélie prononcée ce dimanche dans notre église pour le 4e dimanche de Carême. Les textes choisis sont ceux de l’année A puisque nous accompagnons trois catéchumènes qui seront baptisés la nuit de Pâques (plus d’informations sur cette particularité liturgique ici). Ces textes nous présentent l’onction du jeune David comme Roi d’Israël par le prophète Samuel ainsi que la guérison de l’Aveugle-Né (voir ici). Ils nous encouragent à convertir notre regard pour regarder le monde et ceux qui nous entourent à la lumière du Seigneur. Nous vous souhaitons une bonne lecture et une bonne méditation. Que le Seigneur illumine notre regard !

De la conversion de Saint Paul à l’unité des chrétiens

Aujourd’hui nous célébrons la fête de la conversion de saint Paul. Nous faisons donc mémoire du moment où Saul le persécuteur des chrétiens devient Paul, l’apôtre des nations. En un instant, Saul est foudroyé sur le chemin de Damas. Mis à terre, il rencontre Jésus et sa vie change ! Il se convertit et deviendra bientôt l’un des plus fervents évangélisateurs, au point de voyager jusqu’à Rome où il recevra le martyre. Vous pouvez trouver plus de détails sur la vocation de Saint Paul ici et sur cette fête .

Nous vivons également la semaine de prière pour l’unité des chrétiens. Traditionnellement, cette semaine est célébrée du 18 au 25 janvier, entre la commémoration de la confession de foi de saint Pierre et celle de la conversion de saint Paul. Dans ce temps particulier, nous sommes invités à faire mémoire de la prière sacerdotale de Jésus (Jn 17, 1 – 26) juste avant sa Passion : « Que tous soient un afin que le monde croie ». L’unité est donc un signe fort pour la conversion du monde. Initiée dans les années 30 par le Père Louis Couturier, un prêtre ouvert à l’œcuménisme, elle vise à obtenir l’unité que « Dieu voudra, par les moyens qu’Il voudra ». Dès 1939, elle prend un caractère commun à toutes les confessions chrétiennes et se répand dans le monde. Le thème choisi pour cette année 2018 est : « Le Seigneur est ma force et ma louange, il est mon libérateur », un extrait du livre de l’Exode (chapitre 15, verset 6). Vous pouvez trouver de plus amples renseignements sur cette semaine ici et .


« Père, je ne prie pas seulement pour ceux qui sont là, mais encore pour ceux qui, grâce à leur parole, croiront en moi. Que tous soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et moi en toi. Qu’ils soient un en nous, eux aussi, pour que le monde croie que tu m’as envoyé. Et moi, je leur ai donné la gloire que tu m’as donnée, pour qu’ils soient un comme nous sommes UN : moi en eux, et toi en moi. Qu’ils deviennent ainsi parfaitement un, afin que le monde sache que tu m’as envoyé, et que tu les as aimés comme tu m’as aimé. »
Extrait de la prière sacerdotale de Jésus, Évangile selon Saint Jean.


L’Avent : le bon moment pour préparer Noël

 

Après le feuilleton de l’Avent en 2016, cette année, les Franciscains de Narbonne ont la joie de vous inviter à découvrir l’instant « Jesus’ Time ».

L’instant « Jesus’ Time » ? Un instant, une parole pour bien se préparer à la fête de Noël.

A découvrir sur notre site tous les dimanches de l’Avent en cliquant sur « J’y vais ! ».

Retour sur le chapitre régional des fraternités franciscaines

Nous revenons aujourd’hui sur le chapitre des fraternités franciscaines séculières de la région Languedoc Roussillon que notre couvent Saint Bonaventure de Narbonne a accueilli récemment. Ce chapitre annuel est l’occasion pour les 9 fraternités de la région de se retrouver pour un moment fraternel et de partage de leurs activités. Ont également participé à ce chapitre : Claire, vice-ministre nationale, ainsi que le frère François, custode provincial de France – Belgique. Ce chapitre fait suite au chapitre national qui a réuni début octobre les 23 régions de France où sont implantées des fraternités franciscaines séculières. Il a précédé le chapitre international qui se tiendra dans les prochaines semaines à Rome. Ce dernier synthétisera la vie de nos fraternités et proposera des lignes directrices destinées à nous aider à être missionnaires pour accompagner nos frères et sœurs à vivre l’Évangile à la suite de Saint François et de Sainte Claire.

Vous pouvez aussi mieux connaitre les fraternités que nous accompagnons dans notre couvent en suivant ce lien.

‘Apôtres de feu à la suite de Marie’ : séance dédicace dimanche à Saint Bonaventure

Fr. Emidio – Marie.

Après fr. Daniel – Marie et François Garagnon qui sont venus l’an dernier nous présenter leur thriller chrétien Frat’hello (voir ici et ), nous recevons, ce dimanche 17 septembre, fr. Emidio – Marie. Actuellement en communauté au couvent Saint François de Cholet, il est responsable de la formation des jeunes et de l’Année Saint François. A l’issue de l’eucharistie dominicale, il présentera et dédicacera à tous ceux qui le souhaitent son nouveau livre ‘Apôtres de feu à la suite de Marie‘.

Dans cet ouvrage, vous découvrirez comment devenir un grand saint et un apôtre de feu, en mettant vos pas dans ceux de Marie, avec Saint Maximilien Kolbe et Saint Louis Marie Grignon de Montfort. Un livre pour tous, un livre pour répondre à l’appel de Jésus : ‘Soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait‘! (Mt 5, 48), un livre pour mieux comprendre que la sainteté est notre vocation! (voir ici).

« Chacun peut devenir un saint et même un très grand saint, avec l’aide de l’Immaculée. Il suffit seulement qu’il le veuille. »
Saint Maximilien – Marie Kolbe.

Ceux qui le désirent peuvent se procurer le livre de fr. Emidio – Marie en suivant ce lien. Des exemplaires seront également à la vente dimanche dans notre église. Fr. Emidio est également auteur d’un autre ouvrage : ‘La bourse ou la vie ? Gérer ses biens selon l’Évangile‘ paru aux éditions de l’Emmanuel (voir ici). Ces deux livres ont été écrits à partir de retraites prêchées par fr. Emidio. Ils sont donc accessibles à un large public.

Les bienheureux martyrs des pontons de Rochefort, témoins de la foi

Nous fêtons aujourd’hui les bienheureux martyrs des pontons de Rochefort. Ces pontons sont un ensemble de trois prisons flottantes (en rade de Rochefort) où, pendant la révolution française, ont été emprisonnés des prêtres réfractaires. Ces prêtres, qui refusaient de prêter serment à la constitution civile du clergé, ont été soumis pendant leur détention à des conditions de vie  très dures : nourriture rare ou malsaine, insalubrité, promiscuité, humiliations et autres brutalités, etc.

Louis-Armand Adam (à gauche) et Nicolas Savouret (à droite).

Pendant la révolution française, 829 prêtres et religieux ont ainsi été détenus dans ces pontons. Parmi eux, nous faisons plus particulièrement mémoire aujourd’hui de trois Frères Mineurs Capucins morts en 1794 (Jean-Louis Loir, Protais Bourdon, et Sébastien François) ainsi que de deux Frères Mineurs Conventuels  (Louis-Armand Adam et Nicolas Savouret, cf. icône ci-contre). Le premier appartenait à la communauté du couvent de Rouen, le second, docteur en théologie, à celle de Moulins. Ils succombèrent en 1794, atteints d’une épidémie du fait de l’extrême insalubrité des conditions de vie à bord de ces pontons. Ils furent béatifiés par Saint Jean Paul II le 1er octobre 1995 comme martyrs de la foi avec une soixantaine de leurs compagnons. Par leur vie et leur mort, ils ont témoigné de leur fidélité à l’Église et à leur vocation franciscaine.