A propos ofmconvnarbonne

Nous sommes les frères franciscains conventuels de Narbonne. Franciscains renvoie à notre fondateur, Saint François d'Assise. Conventuels désigne les frères qui vivent dans des couvents. Nous sommes présents à Narbonne depuis le 13e siècle. Aujourd’hui, en fraternité, nous voulons vivre l’Évangile et le communiquer avec passion à nos contemporains.

PREPARER

Préparation

Dimanche dernier la liturgie nous martelait cette injonction : « Veillez ! »

Il s’agissait d’attendre activement la venue ou le retour de quelqu’un.

Bien plus le psaume nous demander d’aller à sa rencontre, un peu comme le fit Aaron quand il perçut le retour de son frère Moïse.

Ce « Veillez !» était destiné à refouler l’engourdissement par un désir sans cesse renouvelé de la présence de Celui qui vient.

Ce dimanche nous invite davantage à « préparer » c’est-à-dire à conserver la vigilance et le désir de la venue du Seigneur, mais encore à s’activer pour que tout soit bien en place pour cette venue. C’est donc moins dans la tour de guet que nous sommes attendus que dans la buanderie et la cuisine, pour ne pas dire dans le jardin.

La deuxième semaine de l’Avent revêt un aspect qui nous rappelle davantage le Carême : il s’agit de conversion. Nous retrouvons la figure de Jean-Baptiste qui nous invite comme Isaïe à « redresser, à aplanir. »

L’autre aspect de la démarche est presque celle de la Pentecôte : c’est l’Esprit Saint qui en est le don essentiel. Nous attendons Jésus, celui qui qui baptise dans l’Esprit-Saint.

C’est donc la totalité du Salut qu’il est demandé d’accueillir avec le Christ qui vient sans cesse en notre vie pour la transformer afin que nous puissions accueillir l’Esprit qui nous transfigure et nous permet de vivre en témoin de sa Paix.

IL VIENT !

ATTENTION INFORMATIONS IMPORTANTES!

Chers Frères et sœurs,

Les indications concernant ce week-end : 1 place sur trois et 1 banc sur deux.

La messe sera célébrée le samedi soir,  comme d’habitude à 18h15 à St Jean-St Pierre.

Elle sera célébrée le dimanche à St Bonaventure à 10h30 et à 18h30. 

Entre Christ-Roi et le premier dimanche de l’Avent, c’est le passage d’une année liturgique à l’autre, avec cette certitude : Il vient !

Dans l’évangile de dimanche dernier, cette venue est celle de la fin des temps mais aussi celle de chaque jour : celui qui est dans le besoin est manifestation de celui qui vient dans l’humilité et la pauvreté. C’est le Christ qui a faim, soif, étranger, nu, malade ou en prison. Quand on regarde la vie de Jésus, nous constatons qu’il a vécu toutes ces situations.

C’est pourquoi en ces temps difficiles où celui qui vient ne peut être rejoins avec nos frères et sœurs dans l’assemblée eucharistique, nous pouvons toujours vivre sa présence dans la rencontre de Charité. « Servir les pauvres, disait St Vincent de Paul, c’est servir Dieu ! » et à une fille de la charité qui se demandait s’il fallait se rendre au chevet d’un malade alors qu’elle était en oraison, il répondait que ce n’était « quitter Dieu, que de quitter Dieu pour Dieu. »

Ceci dit l’eucharistie reste la source et le sommet de notre vie ecclésiale, et que sitôt que cela sera possible, nous serons invités à rejoindre celui qui vient à nous sous les humbles espèces du pain et du vin consacrés.

Dans l’évangile du dimanche qui vient, c’est presque le même message : restez éveillé. Autrement dit soyez vigilants au sens du discernement. Car il vient, certes, mais ce peut être à l’improviste. Il faut donc être prêt à l’accueillir, quelque soit le mode par lequel il reviendra.

Ce passage de l’évangile selon St Marc, dont nous commençons la lecture en cette année B, nous laisse entendre qu’à nous, ses serviteurs, Dieu donne tout pouvoir, au sens de service, s’entend. Et précisément, ce service s’accomplit dans la charité.

« Il ne faudrait pas qu’il noud trouve endormis » ajoute le Seigneur. Cette torpeur peut avoir beaucoup d’origine : la fatigue, l’anxiété, le manque de motivation, en tout cas une frilosité dans l’attente de celui qui vient.

Qu’est-ce qui pourrait nous tenir éveillés sinon ce désir qui, dans la première lecture, nous fait soupirer avec le prophète Isaïe : « Ah ! Si tu déchirais les cieux et si tu descendais ! »

F Bernard-Marie, franciscain.

15 Novembre: Journée mondiale des pauvres

Le dimanche 15 novembre a lieu la 4ème Journée Mondiale des Pauvres. Le pape François l’a voulue comme une journée « qui aidera la communauté et chaque baptisé à réfléchir sur la manière dont la pauvreté est au cœur de l’Evangile et sur le fait que, tant que Lazare git à la porte de notre maison, il ne pourra y avoir de justice ni de paix sociale. » Le pape François a mis en tête de son message ces paroles de la Bible : « Tends ta main au pauvre »(Sir 7, 32).

 

Voici quelques passages du Message.

« Tendre la main fait découvrir, avant tout à celui qui le fait, qu’existe en nous la capacité d’accomplir des gestes qui donnent un sens à la vie. Que de mains tendues pouvons-nous voir tous les jours ! Malheureusement, il arrive de plus en plus souvent que la hâte entraîne dans un tourbillon d’indifférence, au point que l’on ne sait plus reconnaître tout le bien qui se fait quotidiennement, en silence et avec grande générosité…

Tendre la main est un signe : un signe qui rappelle immédiatement la proximité, la solidarité, l’amour. En ces mois où le monde entier a été submergé par un virus qui a apporté douleur et mort, détresse et égarement, combien de mains tendues nous avons pu voir ! La main tendue du médecin qui se soucie de chaque patient en essayant de trouver le bon remède. La main tendue de l’infirmière et de l’infirmier qui, bien au-delà de leurs horaires de travail, sont restés pour soigner les malades. La main tendue de ceux qui travaillent dans l’administration et procurent les moyens de sauver le plus de vies possibles. La main tendue du pharmacien exposé à tant de demandes dans un contact risqué avec les gens. La main tendue du prêtre qui bénit avec le déchirement au cœur. La main tendue du bénévole qui secourt ceux qui vivent dans la rue et qui, en plus de ne pas avoir un toit, n’ont rien à manger. La main tendue des hommes et des femmes qui travaillent pour offrir des services essentiels et la sécurité. Et combien d’autres mains tendues que nous pourrions décrire jusqu’à en composer une litanie des œuvres de bien. Toutes ces mains ont défié la contagion et la peur pour apporter soutien et consolation…

 

« Tends la main au pauvre » fait ressortir, par contraste, l’attitude de ceux qui tiennent leurs mains dans leurs poches et ne se laissent pas émouvoir par la pauvreté, dont ils sont souvent complices. L’indifférence et le cynisme sont leur nourriture quotidienne. Quelle différence par rapport aux mains généreuses que nous avons décrites! Il y a, en effet, des mains tendues qui touchent rapidement le clavier d’un ordinateur pour déplacer des sommes d’argent d’une partie du monde à l’autre, décrétant la richesse des oligarchies et la misère de multitudes ou la faillite de nations entières. Il y a des mains tendues pour accumuler de l’argent par la vente d’armes que d’autres mains, même celles d’enfants, utiliseront pour semer la mort et la pauvreté. Il y a des mains tendues qui, dans l’ombre, échangent des doses de mort pour s’enrichir et vivre dans le luxe et le désordre éphémère. Il y a des mains tendues qui, en sous-main, échangent des faveurs illégales contre un gain facile et corrompu. Et il y a aussi des mains tendues de ceux qui, dans l’hypocrisie bienveillante, portent des lois qu’eux-mêmes n’observent pas…

Que sur ce chemin quotidien de rencontre avec les pauvres nous accompagne la Mère de Dieu, qui plus que tout autre est la Mère des pauvres. La Vierge Marie connaît de près les difficultés et les souffrances de ceux qui sont marginalisés, parce qu’elle-même s’est trouvée à donner naissance au Fils de Dieu dans une étable. Sous la menace d’Hérode, avec Joseph son époux et l’Enfant Jésus, ils se sont enfuis dans un autre pays, et la condition de réfugié a marqué, pendant quelques années, la Sainte Famille. Puisse la prière à la Mère des pauvres rassembler ses enfants favoris et tous ceux qui les servent au nom du Christ. Que la prière transforme la main tendue en une étreinte de partage et de fraternité retrouvée. »

Selection du F. Charles

 

vidéo de Mme Véronique Fayet : .https://youtu.be/nVVDxbuJZS0

ETRE PRETS

Commentaire de l’évangile du 32ème dimanche du Temps Ordinaire.

Ne vous est-il jamais arrivé, par mégarde, de vous engager dans votre escalier, d’entendre aussitôt la porte se refermer derrière vous et de saisir soudain que les clés sont restées à l’intérieur de votre appartement, là où sont vos clés de voiture, votre sac à main, vos papiers… Vous vous sentez terriblement seul(e) n’est-ce pas ? Dépourvu(e). Impuissant(e).C’est ce qui est arrivé à ces filles étourdies, imprudentes, « folles », munies d’une lampe qui risque de manquer d’huile avant de parvenir à voir l’époux.Le mot «folles», «môrai», exprimé dans l’évangile de Matthieu signifie moins une personne sans intelligence qu’une personne impie, celui ou celle qui est assez « fou » pour s’opposer à Dieu. Il désigne encore «celui ou celle qui bâtit sa maison sur le sable et ne met pas en pratique les paroles de Jésus» (cf. Mt 7, 24)… Il s’agit donc d’une attitude spirituelle.Le jeunes filles entrent ou veulent entrer dans la salle des noces. Le symbole des noces exprime l’union de la communauté avec Dieu.Certaines personnes pensent que les jeunes filles «sages» sont égoïstes au prétexte qu’elles refusent de partager leur huile. Ce que l’évangile souligne ici c’est que nous devons assumer notre responsabilité. Nous serons sauvés par ce que nous aurons fait, parce que nous n’aurons pas manqué d’amour et de justice, ce qui est la nature même du péché. Le Christ insiste sur la responsabilité de chacun et de chacune.ll y a des gens qui croient que la foi chrétienne est une sorte d’aliénation, une croyance qui n’a d’effet qu’après la mort, ce qui rendrait les chrétiens indifférents au temps présent… Erreur ! Que dis-je ? Hérésie ! L’éternité commence maintenant bonnes gens ! «Soyez prêts ! ». Convertissez-vous ! Bientôt il sera trop tard, la salle du festin sera définitivement fermée. La cognée est au pied de l’arbre. Il se peut bien que l’heure soit proche.
Nous ignorons quand viendra le maître de maison, s’il se manifestera pendant les infos ou bien à minuit, au chant du coq, ou seulement le lendemain.Veillons à garnir l’huile de la lampe.
Voilà ce que dit Jésus. Nous bénéficions d’une boussole qui nous indique la direction à suivre pour nous rendre à la noce. Un jour, demain peut-être, nous passerons le Jourdain. Quand le soleil s’effacera, quand les volets se fermeront, soyons prêts, avec de l’huile en réserve. Ne gaspillons donc pas le temps qui nous est donné.
Gérard Leroy

TOUSSAINT 2020

TOUSSAINT : Y A COMME UN DEFI !

Chers frères et sœurs, nous voilà repartis pour quelques semaines de confinement.

Forts de l’expérience du printemps dernier, nous allons essayer de vivre notre vie en communauté chrétienne du mieux que nous pouvons.

LES CELEBRATIONS DE LA TOUSSAINT AURONT LIEU AUX HORAIRES HABITUELS DES DIMANCHES.

Permanence au cimetière de l’Ouest à partir de 15h.

LUNDI 2 NOVEMBRE : La messe sera célébrée à St Bonaventure à 18H30.

Cette nouvelle étape nous invite à ne pas perdre contact entre nous. Nous étudions les moyens de poursuivre la mission au mieux, notamment en ce qui concerne la catéchèse et l’aumônerie.

Au niveau des fraternités franciscaines, les frères souhaitent que nous reprenions les groupes qui s’étaient constitués au moyen d’internet.

L’équipe alpha étudie comment le projet puisse se poursuivre en ligne, comme indiqué dans la soirée de formation début septembre.

Reste à savoir comment ne pas abandonner nos aînés. Nous demandons au Seigneur l’inspiration de son Esprit.

Nous continuons bien sûr à vivre la prière des heures et les offices liturgiques. Nous essaierons de retransmettre une partie d’entre eux par les réseaux sociaux et internet (Youtube). Il sera toujours possible de rejoindre l’Eglise universelle au moyen des sites, de la chaîne de télévision KTO et autres.

Nous vous informerons sur la suite des évènements qui marquent notre communauté ainsi que notre paroisse Saint Croix.

Nous avons pu, depuis le confinement, célébrer des baptêmes, des mariages, vivre des temps forts. Nos assemblées s’étaient en partie reconstituées, et les liturgies être vécues dans la ferveur, la joie et la beauté. Les catéchumènes poursuivent leur route vers le baptême et ont célébrés une étape jeudi dernier. Pour cela nous rendons grâce.

Nous restons unis dans la prière et la solidarité, surtout avec les plus fragiles.

Courage, Paix et tout bien.

Vos frères franciscains.

Béatification

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Samedi dernier 10 octobre 2020, a eu lieu à la Basilique Saint François à Assise, la béatification de Carlo Acutis, jeune italien, mort à 15 ans en 2006. Génie en informatique, jeune de son temps, âme eucharistique, il participe à la messe chaque jour depuis l’âge de sept ans, et récite quotidiennement le chapelet. il vit la charité au quotidien auprès des pauvres. Il succombe à un leucémie foudroyante le 12 octobre 2006, déclaré vénérable en 2014. Il a voulu reposer dans la ville du « poverello » dont il était proche spirituellement. Nos quatre novices: Raphaël, Charles-Eric, Clément et Gabriel y ont participé, comme en témoigne cette photo prise devant la bannière de béatification du jeune Bienheureux. La fête liturgique du Bienheureux carlo a été fixée au 12 octobre. Nous l’avons donc célébrer lundi dernier en notre église st Bonaventure.

FETE DE SAINT FRANCOIS

Nous célébrons la Solennité de Notre Père Saint François en cette fin de semaine:

Samedi 3 octobre: 21h: célébration de la Pâques de saint François (Transitus)

Dimanche 4 octobre: 10h30 Messe de la Solennité.  18h Vêpres Solennelles.

Des frères en cadeau: l’expérience de saint François d’Assise

Dans la vie de saint François, la fraternité n’est pas une théorie abstraite, mais un don concret de Dieu à chacun. Le “Poverello” d’Assise nous rappelle, aujourd’hui encore, que nous ne pouvons pas être de vrais frères si nous ne nous reconnaissons pas comme les enfants d’un seul Père.
François d’Assise revient pour inspirer le pape qui, le premier dans l’histoire, a pris son nom. Si, il y a cinq ans, c’est la louange à Dieu pour la création, le Cantique des Créatures, qui a donné une âme à l’encyclique Laudato Si’, cette fois, c’est la fraternité (et l’amitié sociale) qui est au centre de l’attention du nouveau document magistériel qui, sur la terre même du Poverello, sera signé le 3 octobre prochain. Mais quels sont-ils, ou plutôt qui sont les frères de saint François ? Une réponse intime et révélatrice se trouve au début de son Testament, où, après avoir raconté la rencontre avec les lépreux – auxquels le Christ l’a conduit, alors qu’il en avait peur et ressentait du dégoût – il dit : «Après que le Seigneur m’eut donné des frères, personne ne m’a montré ce que je devais faire, mais le Très-Haut Lui-même m’a révélé que je devais vivre selon la forme du Saint Évangile».

Les frères se présentent à François avant tout comme un don de Dieu. Un cadeau inattendu et, à vrai dire, non indolore, car ils apportent une situation nouvelle qui le force à demander l’aide du Seigneur, car personne ne sait lui dire quoi faire. Ils ne sont pas notre conquête, les frères, et ils ne sont pas non plus comme nous le souhaiterions. Ils sont l’œuvre vivante du Créateur offerte gratuitement à chacun d’entre nous. Ils sont donnés, précisément, et nous ne pouvons donc pas les choisir ou les posséder, mais seulement les accueillir et les aimer tels qu’ils sont, avec leurs faiblesses et leurs différences. Ces différences, et parfois ces dissonances, seul le Seigneur peut les recomposer en fin de compte parce que, comme le dirait le Pape, l’harmonie n’est pas faite par nous, mais par l’Esprit Saint.

La fraternité n’est pas une idée abstraite

Ce qui ressort clairement chez François d’Assise, et qui trouve confirmation dans cet écrit fondamental dans la parabole conclusive de sa vie terrestre, c’est que la fraternité pour lui n’est pas une idée, une théorie abstraite, mais un fait concret, une expérience qui change la vie. À côté de ce principe de réalité, et d’autant plus pertinent qu’il en est la source, nous découvrons que pour François il n’y a pas de fraternité si nous ne reconnaissons pas et n’acceptons pas la filiation commune de notre Père céleste. Nous sommes tous frères parce que nous sommes tous les enfants d’un même Père.

Personne n’est donc étranger à l’autre. Cette révolution de perspective, dans la vie de François, conduira à des choix surprenants qui trouvent leur point culminant dans la célèbre visite au sultan d’Égypte. Cette fraternité vécue est le noyau de la conversion du Saint d’Assise, et un tel noyau se trouve en chaque femme et chaque homme qui a rencontré authentiquement Jésus Christ. En fait, si nous ne reconnaissons pas le projet commun d’amour du Père pour nous, il ne suffira pas d’être sœurs ou frères. Même pas biologiquement. D’ailleurs, c’est un frère de sang qui a tué Abel. Et il le tue parce que la haine a fermé les yeux de Caïn qui, ne voyant plus l’amour du Père, ne reconnaît même pas son frère comme tel.

Une ligne de conduite toujours actuelle

Pour François d’Assise, cependant, la fraternité n’est pas un don statique, une fin en soi. Elle se nourrit et grandit en se nourrissant de la charité. Et cela apporte toujours la paix. La relation avec les frères trace un chemin, initie un processus qui se développe dans une dimension communautaire. C’est après la rencontre avec ses frères, en effet, que le Seigneur lui révèle qu’il doit se conformer à l’Évangile, prendre la forme même du «saint Évangile», et le faire donc de manière radicale, «sans tranquillisants», afin de reprendre une image efficace du Pape François.

Pour le Saint-Patron de l’Italie, prendre soin des autres comme soi-même devient la voie et l’espace privilégié de l’évangélisation. Il ne peut donc pas y avoir un frère qui se retire dans un état d’isolement. Ce serait un contre-sens, un contre-témoignage. Pour le saint, en effet, l’amour pour le Père grandit autant que l’amour pour le frère au visage duquel se trouvent les traits du Créateur. Un amour qui, chez François, s’étend jusqu’à devenir cosmique car la fraternité devient une étreinte envers toute créature: même le Soleil est appelé frère et la Lune sœur.

Huit siècles plus tard, malgré la croissance des égoïsmes et la montée des barrières de toutes sortes, le monde a toujours soif de fraternité et de paternité. Il est constamment à sa recherche. Le témoignage du Poverello d’Assise, qui a voulu devenir «frère de tous les hommes», est très actuel et nous pousse, avec un autre François, à parcourir le chemin de la fraternité.

Alessandro Gisotti – Cité du Vatican

STIGMATES DE SAINT FRANCOIS

17 Septembre

Les Stigmates de saint François d’Assise(1224)

LA MESSE A SAINT BONAVENTURE AURA LIEU CE 17 SEPTEMBRE A 18H30

Elle constitue la Rentrée des Fraternités Séculières.

 Les Stigmates de Saint François d'Assise
Les Stigmates de
saint François d’Assise

Deux ans avant sa mort, saint François s’était retiré dans la Toscane avec cinq de ses Frères, sur le mont Alverne, afin d’y célébrer l’Assomption de la Très Sainte Vierge et préparer la fête de l’archange saint Michel par quarante jours de jeûne.

C’était aux environs de la fête de l’Exaltation de la Sainte Croix, François priait les bras étendus dans l’attente de l’aube, agenouillé devant sa cellule. «O Seigneur Jésus-Christ, disait-il, accorde-moi deux grâces avant que je meure. Autant que cela est possible, que dans mon âme et aussi dans mon corps, je puisse éprouver les souffrances que Toi, Tu as dû subir dans Ta cruelle Passion, et ressentir cet amour démesuré qui T’a conduit, Toi, le Fils de Dieu, à souffrir tant de peines pour nous, misérables pécheurs!»

Tandis qu’il contemplait avec grand recueillement les souffrances du Sauveur, voici qu’il vit descendre du ciel un séraphin sous la forme d’un homme crucifié, attaché à une croix. Cet esprit céleste portait six ailes de feu dont deux s’élevaient au-dessus de sa tête, deux s’étendaient horizontalement, tandis que deux autres se déployaient pour voler et les deux dernières recouvraient tout le corps. Devant cet étrange spectacle, l’âme de François éprouva une joie mêlée de douleur. Le séraphin s’approcha de lui et cinq rayons de lumière et de feu jaillirent des cinq plaies de l’ange crucifié pour venir frapper le côté, les deux mains et les deux pieds du Saint, y imprimant pour toujours la trace des sacrés stigmates de Notre-Seigneur.

La mystérieuse apparition disparut aussitôt, laissant le pauvre d’Assise en proie à d’inexprimables souffrances. Son côté droit laissait paraître une large plaie pourpre dont le sang sortait avec une telle abondance que ses habits en étaient tout imprégnés. Les têtes des clous apparaissaient au-dessus des mains ainsi qu’au-dessus des pieds; leurs pointes étaient repliées de l’autre côté et enfoncées dans la chair.

Saint Bonaventure qui a écrit la vie de saint François une trentaine d’années après sa mort, affirme que ceux qui virent et touchèrent ces stigmates constatèrent que les clous étaient miraculeusement formés de sa chair et tellement adhérant que lorsqu’on les pressait d’un côté, ils avançaient tout d’une pièce de l’autre. Ces clous se trouvaient si bien unis à la chair et à la peau de saint François que même après sa mort, on essaya vainement de les en arracher. Des milliers de témoins oculaires ont contemplé les fascinantes empreintes pendant la vie et après la mort du grand dévot de la Passion de Jésus.

Attentif à tenir ses stigmates cachées, saint François couvrait ses mains et marchait chaussé. Il ne put cependant les dissimuler longtemps, car il lui devint trop douloureux de poser la plante des pieds par terre, aussi devait-il recourir malgré lui à la continuelle assistance de ses frères. Dieu qui pour la première fois, décorait un homme des stigmates de Son Fils unique, voulut manifester leur origine céleste en accordant quantités de miracles par leur vertu surnaturelle et divine.

Le pape Benoît XI voulut honorer par un anniversaire solennel et un office public, cette grâce qui n’avait jamais été accordée auparavant à la sainte Eglise. Le souverain pontife Sixte V ordonna d’insérer, dans le martyrologe romain, la mémoire des Stigmates de saint François, au 17 septembre. Le pape Paul V étendit cette fête à l’Eglise universelle dans le but d’éveiller l’amour de Jésus crucifié dans tous les cœurs.

BIENVENUE AU FRÈRE DANIEL

 

L’année pastorale commence et les activités reprennent malgré les drastiques normes sanitaires que nous suivons à la lettre.

Les inscriptions au catéchisme, la relance des fraternités et plusieurs projets se dessinent. Nous savons que tout ne reprendra pas, raison de plus travailler notre créativité.

En tout, la grande nouveauté de cette année prometteuse, est l’arrivée de notre frère Daniel GAL, de la Province de Roumanie, en fraternité depuis plusieurs années à Lourdes et qui a accepté de nous rejoindre pour vivre la Mission fraternellement avec nous.

Nous lui souhaitons la Bienvenue. Beaucoup d’entre nous, habitués de la cité Mariale, le connaissent déjà est ont expérimenté sa joie et son sens de la relation.

Notre communauté comptera ainsi quatre frère prêtres, à votre service.

Que le Seigneur nous bénisse tout au long de cette année 2020-21.

Paix et tout Bien

Profession simple de fr. Raphaël-Marie

Nous vous annonçons une grande joie pour notre custodie de France – Belgique : fr. Raphaël – Marie Garbay a fait sa profession simple samedi dernier à Assise entre les mains de notre actuel custode provincial, fr. Jean-François-Marie. Vous pouvez revivre cet événement sur notre site dédié à la vocation à travers une galerie photos et une vidéo vous retraçant le moment fort où fr. Raphaël a prononcé ses vœux.

Rendons grâce au Seigneur car il nous donne des frères !

Les postulants et novices français 2020 – 2021 entourent fr. Raphaël et fr. Jean-François.