A propos ofmconvnarbonne

Nous sommes les frères franciscains conventuels de Narbonne. Franciscains renvoie à notre fondateur, Saint François d'Assise. Conventuels désigne les frères qui vivent dans des couvents. Nous sommes présents à Narbonne depuis le 13e siècle. Aujourd’hui, en fraternité, nous voulons vivre l’Évangile et le communiquer avec passion à nos contemporains.

L’héritage de Saint François

C'est le temps...(3)

Comme chaque année, des membres de l’Ordre Franciscain Séculier se sont retrouver, avant les fêtes de Noël pour faire mémoire de l’invention en 1223 de la crèche par Saint François.

La nuit était froide, mais le ciel dégagé grâce à un vent digne de celui relaté dans la pastorale des santons de Provence. Cette fois-ci l’ermitage de Salses-le-Château (66) était devenu, non pas Bethléem mais Greccio.

Une vingtaine de personnes se sont rassemblées dans l’ermitage franciscain sis en terre catalane pour faire mémoire de cette épisode important de la vie du « Poverello » d’Assise : la première représentation vivante de la Nativité du Seigneur.

Faire mémoire

Après l’accueil et la lecture du passage des biographies de Saint François décrivant ce fait, les participants se sont dirigés dans la bergerie de cette ancienne « hacienda » où une chapelle de fortune avait été installée, au sens propre du terme. De la paille, quelques personnages représentant la sainte famille. Pas de bœuf ni d’âne mais des fidèles transis, et voilà que nous sommes transportés en Italie centrale il y a quelques huit cent ans. Selon le désir de François, l’eucharistie a été célébrée en ce lieu évocateur, pour nous faire saisir « l’humilité » de Dieu prenant corps dans le froid d’une étable, au cœur de la nuit.

Le signe de la fraternité

La soirée s’est poursuivit par un temps fraternel : chaque convive avait apporté un petit cadeau. Tirés au sort, les petits présents ont fait la joie de tous. La fraternité, n’est-elle pas sœur de la simplicité ? En tout cas c’est ce qui a été expérimenté à Salses.

L’important est par ce type d’initiative, de vivre le véritable héritage de Saint François d’Assise : celui de rendre visible celui qui s’est montré visible par l’incarnation. Les fils et filles spirituels de François ont su gardé ces signes qui font la particularité de son charisme ? Il en a toujours été ainsi dans l’histoire, en ce qui concerna la crèche bien sûr, mais aussi tant d’autre traditions populaires autour de la période de Noël et de Pâques, comme le Chemin de Croix, par exemple.

Au delà de l’apparente naïveté des symboles, c’est la foi qui s’exprime : celle des humbles et des petits, qui participent à la louange du Peuple de Dieu, sans grandiloquence mais avec une joyeuse solidarité. Une sorte de manifestation pour rendre grâce de ce qu’il y a de positif en nous et dans le monde.

Gardons précieusement ces traditions franciscaines, elles évangélisent dans la douceur et la joie.

frère Bernard-Marie.

Dans son émission « célébrons dimanche » sur RCF Pays d’Aude, frère Bernard-Marie revient sur les traditions de Noël. A écouter ou podcaster ICI

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Accueillir l’ Inattendu

Mis en avant

C'est le temps...(2)

L’inattendu dérange souvent, parce qu’il n’est pas programmé, il n’est pas prévu.

L’inattendu, c’est celui qui vient chaque fois que je ne l’attends pas.

L’inattendu c’est le « programmé » qui « foire ».

L’inattendu vient toujours habillé en surprise, chaque fois différent.

L’inattendu c’est aussi l’inconnu qui se donne à connaître.

Et si l’inattendu était Dieu qui frappe « incognito » ?

L’inattendu lui, dessine le visage tantôt d’affamé, tantôt d’assoiffé, de malade, de prisonnier, d’étranger.

L’inattendu ! Quand tu viens sous les traits d’une personne concrète, dans les évènements d’actualité, tu es parfois dérangeant, toujours surprenant.

L’inattendu de Noël ! Quand tu es arrivé, il n’y avait plus de place pour t’accueillir.

Mais…, bienvenu, l’inattendu ! Tu me tiens éveillé !

Frère Charles.

C’est le temps…

C'est le temps...(1)

C’est le temps où il fait bon rentrer chez soi le soir. Si peu que l’on ait patienté sur la rocade ou couru dans les rayons d’un supermarché pour faire une course à la dernière minute.

C’est le temps des lumières dans la ville qui fait oublier que la nuit tombe vite avec les températures, même sous nos latitudes.

C’est le temps des préparatifs de la plus belle des fêtes de l’année : celle des familles qui vont se réunir : quelle décoration, quoi offrir à ceux que l’on aime, avec qui se retrouver et partager pour cette occasion.

C’est le temps d’une lumière, d’une chaleur qui envahit le cœur des hommes et leur inspire plus de solidarités. La soupe populaire entre gare et médiathèque prend un sens particulier.

C’est le temps où l’on espère un peu de douceur intérieure, un je ne sais quoi d’amour qui brille au fond de soi, comme la première bougie que l’on faire briller sur la couronne de sapin. Cette lanterne posée sur le rebord de la fenêtre qui indiquera à l’Étranger qu’il peut frapper à la porte et que l’on peut accueillir.

C’est le temps de l’Avent !

fr.Bernard-Marie Cerles.

Messe d’action de grâces de fr. François : Musclez votre vie intérieure pour rayonner à l’extérieur !

Ce dimanche 1er juillet, fr. François a célébré une messe d’action de grâces, alors qu’il partira pour Lourdes le 1er septembre. Notre église était comble pour vivre ce moment fort avec lui et le remercier pour tout ce qu’il nous a donné. Vous pouvez retrouver ici son intervention, où il a exprimé ses remerciements et est revenu pour nous sur ses 24 ans de présence à Narbonne ainsi que sur les différentes étapes de sa mission dans notre paroisse, notre diocèse et la custodie de France – Belgique. Les derniers mots de son homélie ont été pour encourager et exhorter :

« N’arrêtez pas de rêver, de proposer. Dépassez la tentation de la nostalgie et de la lamentation. Au contraire, ‘talitha koum‘ : oui ! Relevez, vivez, apportez amour et joie à la paroisse. Musclez votre vie intérieure pour rayonner à l’extérieur. […] Les traces de ce que nous avons construit ensemble restent. Continuez à écrire l’histoire avec votre créativité. L’Esprit est à l’œuvre… Bonne route ! »

Vous pourrez écouter les remerciements exprimés par fr. Charles et Gérard Leroy au nom de toute la communauté. Compte tenu de la qualité de son parfois quelque peu capricieuse, nous avons joint le texte de ces deux interventions (voir ici). Notre album-photo en ligne vous permettra de revivre ce moment fort en images : un grand merci à nos photographes. Enfin, nous vous proposons de retrouver les articles parus récemment en cliquant ici et .

Un grand merci pour tout, fr. François !

♦ Remerciements de fr. François :

♦ Remerciements de fr. Charles : texte disponible ici.

♦ Remerciements de Gérard Leroy : texte disponible ici.


‘J’entendis alors la voix du Seigneur qui disait : « Qui enverrai-je ? Qui sera notre messager ? » Et j’ai répondu : « Me voici : envoie-moi ! »’
Livre d’Isaïe, chapitre 6, verset 8.


Jean-Baptiste, le dernier prophète de l’Ancien Testament : homélie pour sa nativité

Dimanche 24 juin, nous avons célébré une belle fête : celle de la Nativité (c’est-à-dire la naissance) de Saint Jean Baptiste. Jean le Baptiste est le dernier des prophètes de l’Ancien Testament avant la manifestation de Jésus comme le Messie. Il annonce que ‘les temps sont accomplis’ : l’ère de la justice où l’homme ne pouvait plus voir le visage de Dieu sans mourir est révolue. C’est maintenant le temps de la Miséricorde : Jésus vient révéler le vrai visage de Dieu, celui de l’Amour. Jean est le précurseur. C’est lui qui ouvre la route à Jésus, en préparant le peuple d’Israël à sa venue. Comme lui, nous sommes tous appelés à être des ‘Jean-Baptiste’, c’est-à-dire des personnes qui préparent les chemins du Seigneur à la fois en eux-mêmes et pour les autres. C’est dans cet esprit que nous vous proposons ici de retrouver l’homélie prononcée par Bertrand Caux, diacre permanent, dans notre église en cette belle fête. Vous pouvez aussi méditer sur la vocation de Saint Jean-Baptiste (et la nôtre) en suivant ce lien.

« Je vous le dis : parmi ceux qui sont nés d’une femme, personne n’est plus grand que Jean ; et cependant le plus petit dans le royaume de Dieu est plus grand que lui. » (Lc 7, 27 – 28).

Homélie pour le 10e Dimanche du temps ordinaire : pour être renouvelé de jour en jour dans l’Amour!

Après le Temps Pascal qui s’est conclu par la fête de Pentecôte, après la Sainte Trinité, le Saint Sacrement et le Sacré-Cœur qui sont des fêtes fortes, nous voici maintenant de retour dans le Temps Ordinaire. Le Temps Ordinaire est le temps de tous les jours… c’est le temps que nous donne le Seigneur pour aimer… non pas avec notre tête mais avec des actes et en vérité comme le dit Saint Jean (1 Jn 3, 18). La Parole de Dieu que l’Église nous a proposée en ce 10e Dimanche du Temps Ordinaire nous a justement provoqués sur ce terrain souvent délicat. Les textes que nous avons médités (voir ici) nous ont ramenés à la faute originelle, cette blessure qui instille le doute et l’accusation (cf. 1e lecture), et qui vient par là-même engendrer la peur et empoisonner les relations avec Dieu et avec les autres. Que faire ? Comment être facteur de paix et de communion ? Fr. François revient sur tout cela dans son homélie et nous ouvre à l’espérance. Nous vous souhaitons une bonne écoute et une bonne méditation.



« C’est pourquoi nous ne perdons pas courage, et même si en nous l’homme extérieur va vers sa ruine, l’homme intérieur se renouvelle de jour en jour. »
Saint Paul, 2e lettre aux Corinthiens (2 Co 4).

Le Magnificat : pour s’inscrire dans la gratitude…

En fin de semaine dernière, nous avons célébré une belle fête, celle de la Visitation. Elle fait mémoire de la visite que rendit Marie, peu après l’Annonciation, à sa cousine Élisabeth, qui était enceinte de Jean-Baptiste, alors qu’elle n’avait plus l’âge d’enfanter. Inspirée par l’Esprit Saint, Élisabeth reconnaît en Marie la mère du Christ. C’est à ce moment que Marie prononce son Magnificat. Le récit est donné dans l’Évangile selon Saint Luc (chap. 1, versets 39 et suivants). Avec un peu de retard, nous vous proposons de retrouver ici l’homélie que fr. Paul, alors de passage dans notre couvent pour quelques jours, a prononcée à cette occasion. Elle nous invite à rentrer dans la gratitude : une invitation à honorer tous les jours ! Nous vous souhaitons une bonne lecture.


Le ‘Magnificat’ est un hymne qui chante la gratitude personnelle de la mère de Jésus, pour l’accomplissement des promesses de l’Alliance, en faveur de tout le peuple de Dieu. Marie est la figure exemplaire du croyant… de celle ou de celui qui fait confiance à Dieu, qui se met à l’écoute de la volonté de Dieu, qui se rend disponible au Seigneur. Dans sa prière, Marie fait preuve de reconnaissance. Elle rend grâce à Dieu pour sa bonté et sa sollicitude… elle exprime sa joie. Sa prière d’exaltation est une manière de remercier Dieu pour sa bonté et sa confiance. Elle manifeste à travers ses mots qui est Dieu pour elle.

Bien souvent, par fatigue, par habitude ou lassitude, il nous arrive de voir tout ce qui ne va pas bien : notre solitude, nos angoisses, notre fatigue, notre corps qui perd ses forces face à la maladie ou la vieillesse, des amis ou des proches qui disparaissent, le journal télévisé qui montre la laideur et la souffrance du monde… Alors parfois, plutôt que de voir le verre à moitié vide, ne pourrions-nous pas essayer de faire comme Marie, qui choisit de s’inscrire résolument dans la gratitude… qui veut voir le bonheur qu’il y a d’être vivant, tout en se sachant aimé(e) de Dieu. Bien sûr, il ne s’agit pas d’être naïf ou inconscient, mais d’oser la confiance… de croire que Dieu est là, qu’Il nous soutient, que sa Parole s’accomplit… malgré les malheurs et les maux de l’existence. C’est ce que fait et vit Marie dans sa relation à Dieu. Elle nous apprend la force de la confiance et de la gratitude.

Le ‘Magnificat’ nous redit que Dieu ne tient pas compte de nos titres, de nos mérites, de nos réussites à vues humaines, pour nous aimer. Au contraire, il balaie toutes nos étiquettes et nos critères de jugement. Il exalte notre petitesse et rassasie nos faims.

Comme Marie… c’est seulement dans notre humanité, au cœur de notre vulnérabilité et de nos fragilités, que nous pouvons oser faire confiance à Dieu et le rencontrer, pour recevoir son amour. Parce que nous nous savons pauvres, nous pouvons accueillir sa Parole en Jésus Christ.

L’expérience de Dieu est la source du témoignage.

Comme Marie… laissons son Esprit Saint nous habiter, nous relever et nous transformer.


 

Faites tout ce qu’il vous dira…

… c’est le thème de l’enseignement que fr. Bernard-Marie, actuel gardien du couvent Saint Antoine de Tarbes et futur gardien de notre couvent Saint Bonaventure (voir ici), a proposé à l’occasion du pèlerinage de la famille franciscaine qui a eu lieu à Lourdes du 7 au 11 mai 2018.

Nous vous proposons de retrouver l’intégralité de cet enseignement ici. Il nous prépare déjà à la fête de Pentecôte et à la docilité au Saint Esprit. Que nous fassions tout ce qu’il nous dira ! Nous vous souhaitons une bonne écoute.

Homélie pour le 6e Dimanche du Temps Pascal : aimer avec l’Amour de Dieu…

Ce dimanche 6 mai, une trentaine d’enfants de notre église ont fait leur première communion (cf. photos ci-après que vous pouvez agrandir en cliquant dessus. Un grand merci à notre photographe!). Ils ont reçu Jésus pour la première fois pendant l’eucharistie dominicale. A cette occasion, nous avons écouté des textes forts (cf. ici) qui nous provoquent car ils sont centrés sur l’amour. Ce dimanche était aussi l’avant-dernier dimanche du temps pascal. Dans quelques jours nous célébrerons l’Ascension puis Pentecôte. Ces deux fêtes sont extrêmement importantes car elles nous montrent la sollicitude, l’amour de Jésus pour nous : il repart vers le Père (c’est l’Ascension) mais ne nous laisse pas orphelins avec la venue du Saint Esprit (c’est la Pentecôte). Nous vous proposons ici de retrouver l’homélie prononcée par fr. François. Il est revenu pour nous sur l’importance, pour ne pas dire la centralité, de l’amour dans notre vie. Non pas un amour superficiel, mais un amour profond, véritable, qui n’a pas de frontière. Un amour qui donne la vie. L’enjeu de notre vie est d’apprendre à aimer, non pas avec notre propre amour humain trop limité, mais avec celui du Seigneur. C’est pourquoi Jésus dans l’Évangile nous invite à « aimer comme il nous as aimés ». Il s’agir d’un chemin exigeant qui nous fait passer de la mort à la vie et nous ouvre les portes du bonheur véritable et de la liberté. Un chemin pascal en somme ! Pour approfondir, retrouvez l’homélie de fr. François ci-après.


Jésus disait à ses disciples : « Comme le Père m’a aimé, moi aussi je vous ai aimés. Demeurez dans mon amour. […] Mon commandement, le voici : Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés. […] Vous êtes mes amis si vous faites ce que je vous commande. Je ne vous appelle plus serviteurs, car le serviteur ne sait pas ce que fait son maître ; je vous appelle mes amis, car tout ce que j’ai entendu de mon Père, je vous l’ai fait connaître. […] Voici ce que je vous commande : c’est de vous aimer les uns les autres. » (Jn, 15).

Homélie pour le 5e Dimanche du Temps Pascal : être un signe de l’Amour de Dieu dans le monde

Ambon et Cierge Pascal

Nous avons célébré le 5e Dimanche du Temps Pascal, un temps très particulier où nous faisons plus particulièrement mémoire de la Résurrection de Jésus. Il s’étend de Pâques à Pentecôte. Les lectures que nous avons écoutées pendant l’Eucharistie sont riches et denses (voir ici). Le frère François dans son homélie a souligné trois aspects importants pour notre vie personnelle et communautaire :

  • « l’accueil » : savons-nous accueillir l’autre, le différent de nous?
  • « l’amour » : sommes-nous des signes de l’Amour de Dieu dans notre monde?
  • « la communion avec Dieu et avec les autres » : notre foi se concrétise-t-elle par des fruits ‘tangibles’ dans nos relations avec Dieu et avec les autres?

Vous pouvez retrouver l’intégralité de l’homélie prononcée par fr. François ci-après. Nous vous souhaitons une bonne écoute.