A propos ofmconvnarbonne

Nous sommes les frères franciscains conventuels de Narbonne. Franciscains renvoie à notre fondateur, Saint François d'Assise. Conventuels désigne les frères qui vivent dans des couvents. Nous sommes présents à Narbonne depuis le 13e siècle. Aujourd’hui, en fraternité, nous voulons vivre l’Évangile et le communiquer avec passion à nos contemporains.

Solennité de Saint Bonaventure : 15 juillet

L’ITINÉRAIRE DE L’ÂME VERS DIEU PAR S. BONAVENTURE

Le Christ est le chemin et la porte, l’échelle et le véhicule il est le propitiatoire posé sur l’arche de Dieu et le mystère caché depuis le commencement.

Celui qui tourne résolument et pleinement ses yeux vers le Christ en le regardant suspendu à la croix, avec foi, espérance et charité, dévotion, admiration. exultation, reconnaissance, louange et jubilation, celui-là célèbre la Pâque avec lui, c’est-à-dire qu’il se met en route pour traverser la mer Rouge grâce au bâton de la croix. Quittant l’Égypte, il entre au désert pour y goûter la manne cachée et reposer avec le Christ au tombeau, comme mort extérieurement mais expérimentant dans la mesure où le permet l’état de voyageur – ce qui a été dit sur la croix au larron compagnon du Christ : Aujourd’hui avec moi tu seras dans le paradis.

En cette traversée, si l’on veut être parfait, il importe de laisser là toute spéculation intellectuelle. Toute la pointe du désir doit être transportée et transformée en Dieu. Voilà le secret des secrets, que personne ne connaît sauf celui qui le reçoit, que nul ne reçoit sauf celui qui le désire, et que nul ne désire, sinon celui qui au plus profond est enflammé par l’Esprit Saint que le Christ a envoyé sur la terre. Et c’est pourquoi l’Apôtre dit que cette mystérieuse sagesse est révélée par l’Esprit Saint.

Si tu cherches comment cela se produit, interroge la grâce et non le savoir, ton aspiration profonde et non pas ton intellect, le gémissement de ta prière et non ta passion pour la lecture, interroge l’Époux et non le professeur, Dieu et non l’homme, l’obscurité et non la clarté ; non point ce qui luit mais le feu qui embrase tout l’être et le transporte en Dieu avec une onction sublime et un élan plein d’ardeur. Ce feu est en réalité Dieu lui-même dont la fournaise est à Jérusalem. C’est le Christ qui l’a allumé dans la ferveur brûlante de sa Passion. Et seul peut le percevoir celui qui dit avec Job : Mon âme a choisi le gibet, et mes os, la mort. Celui qui aime cette mort de la croix peut voir Dieu ; car elle ne laisse aucun doute, cette parole de vérité : l’homme ne peut me voir et vivre.

Mourons donc, entrons dans l’obscurité, imposons silence à nos soucis, à nos convoitises et à notre imagination. Passons avec le Christ crucifié de ce monde au Père. Et quand le Père se sera manifesté, disons avec Philippe : Cela nous suffit. Écoutons avec Paul : Ma grâce te suffit. Exultons en disant avec David : Ma chair et mon cœur peuvent défaillir : le roc de mon cœur et mon héritage, c’est Dieu pour toujours. Béni soit le Seigneur pour l’éternité, et que tout le peuple réponde : Amen, amen.

Vous trouverez le repos

A l’heure où certains d’entre nous se préparent à prendre quelques jours de repos, voilà une invitation qui tombe bien en ce dimanche.

Il est vrai qu’après des moments compliqués et fatigants, cette recommandation de Jésus nous rassure. Nous avons besoin de repos.

Mais le repos dont parle Jésus n’est pas seulement une détente physique et spirituelle. Elle entre dans une perspective plus ample.

Le repos au sens biblique est celui qui vient achever l’œuvre de création : « il se reposa de toute l’œuvre accomplie ». Il s’agit donc d’une action de grâce contemplative. Celle du laboureur contemplant le champ qu’il vient de retourner et discernant la fécondité de cette terre dans la récolte future. C’est le Shabbat. Ce repos auquel Dieu associe les hommes afin qu’ils puissent eux aussi goûter par avance les dons promis.

Le psaume invitatoire 94 que l’on chante souvent le matin dans la Liturgie des Heures répète : « nous verrons bien s’ils entrent dans mon repos. ». Ce verset parle de ceux qui sont dans le défi de l’orgueil et pensent s’abstraire d’un temps de pause nécessaire pour discerner, relire sa vie, rendre grâce pour le chemin parcouru, envisager celui qui s’ouvre devant nous. Il ne faut pas rejoindre le camp des candidats au « burn-out » spirituel mais marcher au pas de Dieu qui est toujours mesuré.

Que ce temps nous permette de vivre pleinement ce repos, cette quiétude (‘quies’ en latin ) afin de refaire nos forces intérieures et continuer avec confiance le chemin.

Bons mois d’été.

FBM

Fête de St Pierre et St Paul.

Extrait de l’homélie de Monseigneur Michel Aupetit, archevêque de Paris pour les Ordinations sacerdotales 2020 : 

« Etre avec le Christ »

Alors pour comprendre il faut faire comme le Christ qui interroge ses disciples, ceux qui l’ont suivi : « Qui dites-vous que je suis » (Mt 16,15) ? Au fond, ceux qui vont être ordonnés prêtres auront à répondre à cette question toute leur vie. Leur mission est tout simplement d’annoncer qui est Jésus pour eux. Car Jésus ne nous appelle pas pour un travail particulier mais pour « être avec lui ». Toute notre mission consiste à être avec lui et d’entrer dans son amitié : « Je ne vous appelle plus serviteurs je vous appelle mes amis » (Jn 15,15). Cette amitié se cultive par la prière personnelle, cette longue intimité qui s’entretient jour après jour, par l’eucharistie où le Christ s’empare de notre personne pour accomplir par nos voix et par nos mains le don qu’il fait de lui-même pour la vie éternelle des fidèles, enfin par sa miséricorde qu’il nous confie : « Ceux à qui vous pardonnerez les péchés, ils leur seront pardonnés » (Jn 20,23).

Car il s’agit d’être avec lui pour vous : « Comme le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie » (Jn 20,21). Sans vous, chers fidèles, le sacerdoce n’a aucun sens. On n’est jamais prêtre pour soi et on ne s’enferme pas dans un « quant à soi sacerdotal » avec Jésus. Sinon, c’est ce fameux cléricalisme si fort dénoncé aujourd’hui. Le prêtre est ordonné au sacerdoce des fidèles baptisés car les fidèles exercent leur sacerdoce par l’offrande qu’ils font de ce qu’ils vivent au quotidien dans les différentes sphères de la vie familiale, économique, politique et culturelle, reliées profondément à la célébration de l’eucharistie.

C’est le Christ, l’unique Grand Prêtre, qui irrigue cette participation à son unique sacerdoce à la fois pour les fidèles et pour les prêtres. La figure de Marie, présente au pied de la croix, participe totalement à l’offrande de son Fils et par là accomplit véritablement ce vis-à-vis entre l’homme et la femme pour une fécondité éternelle à laquelle nous sommes associés et pour laquelle nous rendons grâce.

Mgr Michel Aupetit,
archevêque de Paris

Vendredi 19 juin 2020 : Le Sacré-Cœur

On pense généralement que le culte du Sacré-Cœur est une dévotion.

En fait elle constitue une véritable Théologie qui trouve sa source dans l’Ecriture.

Dans l’ancien testament, les prophètes parlent des « entrailles de Dieu ». Dieu aurait donc une sensibilité qui traduit à bien des égards son Amour pour l’Homme et la création et sa miséricorde pour les pécheurs.

Dans l’évangile de Matthieu (11) Jésus dit qu’il est « doux et humble de Cœur. »

Dans celui de Jean, celui-ci se penche sur la poitrine de Jésus durant la Cène, et au chapitre 19, le centurion transperce le cœur du Christ d’où sort du sang et de l’eau). C’est cette plaie du côté que Thomas touche à l’invitation de Jésus.

L’interprétation de ce geste donnera lieu à l’interprétation de Paul selon la quelle du côté transpercé du nouvel Adam naît la nouvelle Eve (l’Eglise) par le jaillissement des sacrements : l’eau du baptême, le sang de la messe.

Au XIIème siècle, Saint Bernard de Clairvaux insiste sur l’Humanité du Christ et développe le fait qu’à travers le Cœur humain de Jésus, Dieu aime l’humanité.

Au XIIIème siècle, St François d’Assise aime à se retirer dans les anfractuosités rocheuses se considérant à l’abri des plaies du Seigneur. Il prêche l’amour de Dieu et reçoit les stigmates dont celui de la plaie du côté.

Ensuite, avec les apparitions à Marguerite-Marie Alacoque au XVIIe siècle, une dévotion populaire prend son essor avec la Fête du Sacré-Cœur et le sanctuaire de Paray-le-Monial.

Ce qu’il faut retenir de cette fête est la considération que Jésus-Christ, Dieu fait homme, possède un cœur qui bat, qui aime, qui compatit. Que cet amour est source de notre joie et de notre espérance.

Cette année correspond au centième anniversaire de la dédicace de la basilique du Sacré-Cœur de Montmartre, lieu d’adoration du St Sacrement, ininterrompue depuis, même durant les bombardements de la dernière guerre et récemment durant le confinement. St Thérèse de l’Enfant-Jésus et le Bx Charles de Foucauld s’y sont recueillis.

Bonne fête du Cœur de Jésus à tous.

La prière des évêques de France au Sacré Coeur

 

Seigneur Jésus,

notre lumière, notre force, notre paix, notre joie,après ces mois d’épreuve sanitaire,

en communion avec tous nos frères et sœurs dans la foi,nous nous confions à toi.

Nous te confions ceux qui sont morts et ceux qu’ils laissent dans le chagrin.

Nous venons aussi te rendre grâce et te confier notre pays.

Sois béni d’avoir été à nos côtés alors que nous traversions l’épreuve de la pandémie, comme tu nous as protégés en bien d’autres circonstances de notre histoire.

Sois béni pour la prière que ton Esprit a maintenue vivante alors que ceux qui croient en toi ne pouvaient se rassembler pour te célébrer.

Sois béni pour les multiples gestes fraternels à l’égard des plus démunis et pour le dévouement des soignants et de tous ceux qui, dans la discrétion, ont permis notre vie quotidienne.

Sois béni pour l’accompagnement des malades et le soutien aux familles éprouvées.

Sois béni pour l’engagement de ceux qui doivent veiller sur toutes les composantes de notre communauté nationale.

Nous t’en prions,accorde maintenant à tous la grâce du discernement et de la détermination pour mettre en œuvre les conversions nécessaires et faire face aux difficultés économiques, aux défis et aux opportunités de la période à venir.

À chacun des membres de ton Église,accorde d’être attentif à tous et d’annoncer ton Évangile.

Seigneur Jésus,remplis-nous de l’amour qui jaillit de ton Cœur transpercé, libère-nous de toute peur, fais de nous des témoins de l’espérance dont tu nous rends capables, jusqu’au  jour où tu nous accueilleras dans la Cité céleste.

AMEN.

 

Temps d’Epreuve

 

La crise du coronavirus fera partie de notre histoire. Il y a un avant et un après. Comme relire cet événement avec les yeux de la foi ?

En mars dernier s’est déclarée la pandémie qui nous a cloîtré quelques semaines chez nous.

Dans nos couvents, les frères ont bien sûr continué fidèlement leur vie régulière : services communautaires, et surtout la liturgie de la messe et des Heures.

Fidélité

Mais leur nature pastorale n’a pas rongé son frein : messes retransmises par internet, regain de prière dans les communautés, parfois, quand cela était possible, visite aux malades selon ce que nous avait demandé le pape François. Bref il y eu beaucoup de créativité pour continuer à annoncer la Bonne de Jésus et accompagner autant que faire se peut la foi et la charité.

Il en est de même pour le ministère de la compassion qui nous a conduit à garder coûte que coûte le lien avec nos fidèles, en consolant surtout ceux qui vécurent d’énormes épreuves au cours de ces temps troublés.

Accompagnement

Il a fallu accompagner aussi les catéchumènes qui devaient être baptisés durant la nuit de Pâques, ainsi que tous ceux qui avait prévu qui un mariage, qui un baptême. Sachant que ce n’était que partie remise. Par contre, la catéchèse s’est poursuivie : par mail avec des dessins et des prières, l’aumônerie a quant à elle été assurée par vidéoconférence.

L’obligation d’annuler des rencontres et des rassemblements a sans doute été aussi douloureux quant on songe au travail colossal pour préparer ceux-ci. Là encore d’autres dates ont été trouvées.

Triduum sur le monde

Les offices de la Semaine Sainte célébrés à huis clos nous ont rappelé les paroles inspirées du P Teilhard de Chardin évoquant « la messe sur le monde. Véritable contre-virus spirituel et sacramentel. Ainsi la Pâque a resplendi comme chaque année au cœur de la nuit.

Sans doute sortirons nous pantelants de cette expérience traumatisante. Mais comme le rappelait dans son homélie du 3ème dimanche de Carême, Monseigneur Aupetit, archevêque de Paris, elle aura creusé en nous la soif des sacrements dont nous avons été privés.

Rameaux 2020

jeudi saint

Maintenant, il nous relire ces événements, à lumière du ressuscité, en confiant tous ceux qui sont partis durant ces jours d’épreuve à la tendresse de Dieu, et consoler ceux qui restent. Il nous faut tourner les yeux vers le jour et vers l’heure, où Dieu sera tout en tous et en attendant construire, reconstruire et guérir.

Vigile Pascale

Le Retour

A l’heure ou cet article est rédigé, nous sommes pour reprendre le culte public en France. C’est un temps d’espérance, comme un retour à la maison.

La reprise du culte dans nos pays marque un temps de reprise. On renoue contact après le confinement, bien que celui-ci n’ait jamais été rompu. Le téléphone, internet et les réseaux sociaux nous ont permis, parfois avec beaucoup de créativité de partager l’expérience de l’isolement.

Le jeûne eucharistique revient souvent dans les conversations des fidèles. Aussi la réouverture des églises et de nouveau la célébration de la messe est pour beaucoup un soulagement : de quoi mettre en évidence l’affirmation du Concile : « L’Eucharistie est la source et le sommet de la vie chrétienne. »

Prudence et joie.

Le Christ nous a recommandé deux attitudes : la prudence et la ruse. Avec un virus le second est difficile et le premier nécessaire. La joie des retrouvailles a été tempérée par les multiples gestes de prudence demandés pour pouvoir de nouveau célébrer et communier. Peut-être aurions nous pu penser, comme le rat de la fable, qu’un plaisir est vain si la crainte le corrompt. Mais c’est l’expérience inverse qui prévaut en ce cas précis.

La prudence est source de respect. Elle invite à considérer le bien de l’autre au moins comme égal au sien…et ce n’est pas rien. Un commentateur prétendait que l’épidémie avait transformé ses propres amis en suspects. Et si c’était l’inverse. La familiarité peut aussi prendre en ce cas la forme de la prudence.

Le bien de l’autre

On peut prendre pour preuve le port du masque « grand public » : à quoi est-il destiné ? Sa fonction est en fait de protéger l’autre. Voilà un geste non-seulement solidaire mais encore de l’ordre de la fraternité. L’autre n’est plus suspect mais celui à qui je veux du bien.

Accueillir dans l’église une assemblée ou chacun est attentif au bien de l’autre : c’est une manière d’accomplir le geste de paix.

Rebond

On peut toujours redouter un rebond. On peut aussi l’espérer. Un autre aspect de cette reprise est révélateur de la joie de se retrouver pour prier et célébrer : l’enthousiasme des inscriptions aux premières heures de la réouverture des églises au culte. En effet, les places étant limitées, il fallait ne pas tarder à s’inscrire. Et voilà les frères devenus standardistes au téléphone. Sans doute la reprise est délicate : il faut penser à tout. Mais les propositions d’aide arrivant de toutes parts redonne du courage : cette Pentecôte fut une véritable Résurrection.

L’héritage de Saint François

C'est le temps...(3)

Comme chaque année, des membres de l’Ordre Franciscain Séculier se sont retrouver, avant les fêtes de Noël pour faire mémoire de l’invention en 1223 de la crèche par Saint François.

La nuit était froide, mais le ciel dégagé grâce à un vent digne de celui relaté dans la pastorale des santons de Provence. Cette fois-ci l’ermitage de Salses-le-Château (66) était devenu, non pas Bethléem mais Greccio.

Une vingtaine de personnes se sont rassemblées dans l’ermitage franciscain sis en terre catalane pour faire mémoire de cette épisode important de la vie du « Poverello » d’Assise : la première représentation vivante de la Nativité du Seigneur.

Faire mémoire

Après l’accueil et la lecture du passage des biographies de Saint François décrivant ce fait, les participants se sont dirigés dans la bergerie de cette ancienne « hacienda » où une chapelle de fortune avait été installée, au sens propre du terme. De la paille, quelques personnages représentant la sainte famille. Pas de bœuf ni d’âne mais des fidèles transis, et voilà que nous sommes transportés en Italie centrale il y a quelques huit cent ans. Selon le désir de François, l’eucharistie a été célébrée en ce lieu évocateur, pour nous faire saisir « l’humilité » de Dieu prenant corps dans le froid d’une étable, au cœur de la nuit.

Le signe de la fraternité

La soirée s’est poursuivit par un temps fraternel : chaque convive avait apporté un petit cadeau. Tirés au sort, les petits présents ont fait la joie de tous. La fraternité, n’est-elle pas sœur de la simplicité ? En tout cas c’est ce qui a été expérimenté à Salses.

L’important est par ce type d’initiative, de vivre le véritable héritage de Saint François d’Assise : celui de rendre visible celui qui s’est montré visible par l’incarnation. Les fils et filles spirituels de François ont su gardé ces signes qui font la particularité de son charisme ? Il en a toujours été ainsi dans l’histoire, en ce qui concerna la crèche bien sûr, mais aussi tant d’autre traditions populaires autour de la période de Noël et de Pâques, comme le Chemin de Croix, par exemple.

Au delà de l’apparente naïveté des symboles, c’est la foi qui s’exprime : celle des humbles et des petits, qui participent à la louange du Peuple de Dieu, sans grandiloquence mais avec une joyeuse solidarité. Une sorte de manifestation pour rendre grâce de ce qu’il y a de positif en nous et dans le monde.

Gardons précieusement ces traditions franciscaines, elles évangélisent dans la douceur et la joie.

frère Bernard-Marie.

Dans son émission « célébrons dimanche » sur RCF Pays d’Aude, frère Bernard-Marie revient sur les traditions de Noël. A écouter ou podcaster ICI

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Accueillir l’ Inattendu

C'est le temps...(2)

L’inattendu dérange souvent, parce qu’il n’est pas programmé, il n’est pas prévu.

L’inattendu, c’est celui qui vient chaque fois que je ne l’attends pas.

L’inattendu c’est le « programmé » qui « foire ».

L’inattendu vient toujours habillé en surprise, chaque fois différent.

L’inattendu c’est aussi l’inconnu qui se donne à connaître.

Et si l’inattendu était Dieu qui frappe « incognito » ?

L’inattendu lui, dessine le visage tantôt d’affamé, tantôt d’assoiffé, de malade, de prisonnier, d’étranger.

L’inattendu ! Quand tu viens sous les traits d’une personne concrète, dans les évènements d’actualité, tu es parfois dérangeant, toujours surprenant.

L’inattendu de Noël ! Quand tu es arrivé, il n’y avait plus de place pour t’accueillir.

Mais…, bienvenu, l’inattendu ! Tu me tiens éveillé !

Frère Charles.

C’est le temps…

C'est le temps...(1)

C’est le temps où il fait bon rentrer chez soi le soir. Si peu que l’on ait patienté sur la rocade ou couru dans les rayons d’un supermarché pour faire une course à la dernière minute.

C’est le temps des lumières dans la ville qui fait oublier que la nuit tombe vite avec les températures, même sous nos latitudes.

C’est le temps des préparatifs de la plus belle des fêtes de l’année : celle des familles qui vont se réunir : quelle décoration, quoi offrir à ceux que l’on aime, avec qui se retrouver et partager pour cette occasion.

C’est le temps d’une lumière, d’une chaleur qui envahit le cœur des hommes et leur inspire plus de solidarités. La soupe populaire entre gare et médiathèque prend un sens particulier.

C’est le temps où l’on espère un peu de douceur intérieure, un je ne sais quoi d’amour qui brille au fond de soi, comme la première bougie que l’on faire briller sur la couronne de sapin. Cette lanterne posée sur le rebord de la fenêtre qui indiquera à l’Étranger qu’il peut frapper à la porte et que l’on peut accueillir.

C’est le temps de l’Avent !

fr.Bernard-Marie Cerles.

Messe d’action de grâces de fr. François : Musclez votre vie intérieure pour rayonner à l’extérieur !

Ce dimanche 1er juillet, fr. François a célébré une messe d’action de grâces, alors qu’il partira pour Lourdes le 1er septembre. Notre église était comble pour vivre ce moment fort avec lui et le remercier pour tout ce qu’il nous a donné. Vous pouvez retrouver ici son intervention, où il a exprimé ses remerciements et est revenu pour nous sur ses 24 ans de présence à Narbonne ainsi que sur les différentes étapes de sa mission dans notre paroisse, notre diocèse et la custodie de France – Belgique. Les derniers mots de son homélie ont été pour encourager et exhorter :

« N’arrêtez pas de rêver, de proposer. Dépassez la tentation de la nostalgie et de la lamentation. Au contraire, ‘talitha koum‘ : oui ! Relevez, vivez, apportez amour et joie à la paroisse. Musclez votre vie intérieure pour rayonner à l’extérieur. […] Les traces de ce que nous avons construit ensemble restent. Continuez à écrire l’histoire avec votre créativité. L’Esprit est à l’œuvre… Bonne route ! »

Vous pourrez écouter les remerciements exprimés par fr. Charles et Gérard Leroy au nom de toute la communauté. Compte tenu de la qualité de son parfois quelque peu capricieuse, nous avons joint le texte de ces deux interventions (voir ici). Notre album-photo en ligne vous permettra de revivre ce moment fort en images : un grand merci à nos photographes. Enfin, nous vous proposons de retrouver les articles parus récemment en cliquant ici et .

Un grand merci pour tout, fr. François !

♦ Remerciements de fr. François :

♦ Remerciements de fr. Charles : texte disponible ici.

♦ Remerciements de Gérard Leroy : texte disponible ici.


‘J’entendis alors la voix du Seigneur qui disait : « Qui enverrai-je ? Qui sera notre messager ? » Et j’ai répondu : « Me voici : envoie-moi ! »’
Livre d’Isaïe, chapitre 6, verset 8.