Accueillir l’ Inattendu

Mis en avant

C'est le temps...(2)

L’inattendu dérange souvent, parce qu’il n’est pas programmé, il n’est pas prévu.

L’inattendu, c’est celui qui vient chaque fois que je ne l’attends pas.

L’inattendu c’est le « programmé » qui « foire ».

L’inattendu vient toujours habillé en surprise, chaque fois différent.

L’inattendu c’est aussi l’inconnu qui se donne à connaître.

Et si l’inattendu était Dieu qui frappe « incognito » ?

L’inattendu lui, dessine le visage tantôt d’affamé, tantôt d’assoiffé, de malade, de prisonnier, d’étranger.

L’inattendu ! Quand tu viens sous les traits d’une personne concrète, dans les évènements d’actualité, tu es parfois dérangeant, toujours surprenant.

L’inattendu de Noël ! Quand tu es arrivé, il n’y avait plus de place pour t’accueillir.

Mais…, bienvenu, l’inattendu ! Tu me tiens éveillé !

Frère Charles.

Publicités

A l’écoute de la Parole de Dieu

En ce temps de Carême, frère Bernard-Marie Cerles nous propose chaque dimanche, une méditation de la Parole de Dieu. Voici celle du 1er dimanche de Carême. Les prochaines méditations vous seront envoyées depuis notre nouveau blog. A découvrir ICI !

3 petits conseils cependant :

1 – Lors de notre premier envoi (dimanche prochain), il est possible que votre boîte mail ne nous reconnaissant pas, classe le mail en spam/indésirable. Faites glisser le mail vers l’onglet de votre boîte principale afin de remédier au problème.

2 – Il est possible aussi que notre mail arrive dans l’onglet promotion/autres, faites de même que pour les spams et courriers indésirables, glisser le mail vers la boîte principale.

3 – Pour être certain de recevoir convenablement nos mails, nous vous recommandons d’ajouter notre adresse d’envoi à vos contacts :
franciscainsnarbonne@pb06.wixshoutout.com

4 – N’hésitez pas à nous contacter si vous rencontrez le moindre problème :
franciscainsnarbonne@gmail.com

Bonne lecture !

_____________

Careme 2018

Le carême est ce temps privilégié par lequel nous nous préparons concrètement à la renaissance célébrée à Pâques.

Le nom « Carême » vient de « quadragésima » ce qui, en latin signifie « Quarante jours ». C’est en effet le temps de cette marche ardue qui nous mène à Pâques: Quarante jours! Temps passé par le Christ dans le désert, à l’instar des enfants d’Israël qui y ont cheminé quarante ans afin d’entrer dans la Terre Promise. Ce peuple en avait passé dix fois plus en esclavage en Égypte. Ce qui indique la portée hautement symbolique de ce chiffre. Le Père Marcel Daval, franciscain, y voit le sens des quarante semaines de la gestation humaine. C’est une belle interprétation. En effet, nous allons, durant ces quarante jours qui viennent, nous abreuver à la source vive de la Parole de Dieu pour cheminer dans une conversion renouvelée, afin de vivre la résurrection: bref, quarante jours pour renaître.

C’est aussi tout le sens des lectures du premier dimanche de carême: l’offrande des prémices annonce les moissons à venir( Dt 26), Paul, dans la lettre aux Romains(10,8-13) nous invite à la proximité de la Parole de Dieu, et à l’enracinement dans la foi, tandis que Jésus dans l’évangile des tentations selon  saint Luc ( 4,1-13) nous dit que l’homme ne vit pas seulement de pain.

Voilà donc l’itinéraire de ces quelques semaines qui s’ouvrent devant nous: le désir de la conversion, une plus grande proximité avec la Sainte Écriture et l’enracinement dans la foi.

Bien sûr, les résolutions de carême sont importantes, mais mesurons l’effort pour persévérer, c’est pourquoi, le combat spirituel proposé durant ce temps privilégié, pourrait se décliner ainsi: prendre un peu plus de temps dans son emploi du temps quotidien pour converser avec le Seigneur dans l’oraison. La méditation de la Parole de Dieu proposée par la liturgie de chaque jour peut nous y aider. La résolution d’incarner tout cela dans le domaine de la charité fraternelle, voire de la solidarité peut aussi nous inviter à avancer plus avant dans la Foi.

Voilà quelques suggestions simples pour commencer.

Bon carême!

frère Bernard-Marie Cerles.

L’héritage de Saint François

C'est le temps...(3)

Comme chaque année, des membres de l’Ordre Franciscain Séculier se sont retrouver, avant les fêtes de Noël pour faire mémoire de l’invention en 1223 de la crèche par Saint François.

La nuit était froide, mais le ciel dégagé grâce à un vent digne de celui relaté dans la pastorale des santons de Provence. Cette fois-ci l’ermitage de Salses-le-Château (66) était devenu, non pas Bethléem mais Greccio.

Une vingtaine de personnes se sont rassemblées dans l’ermitage franciscain sis en terre catalane pour faire mémoire de cette épisode important de la vie du « Poverello » d’Assise : la première représentation vivante de la Nativité du Seigneur.

Faire mémoire

Après l’accueil et la lecture du passage des biographies de Saint François décrivant ce fait, les participants se sont dirigés dans la bergerie de cette ancienne « hacienda » où une chapelle de fortune avait été installée, au sens propre du terme. De la paille, quelques personnages représentant la sainte famille. Pas de bœuf ni d’âne mais des fidèles transis, et voilà que nous sommes transportés en Italie centrale il y a quelques huit cent ans. Selon le désir de François, l’eucharistie a été célébrée en ce lieu évocateur, pour nous faire saisir « l’humilité » de Dieu prenant corps dans le froid d’une étable, au cœur de la nuit.

Le signe de la fraternité

La soirée s’est poursuivit par un temps fraternel : chaque convive avait apporté un petit cadeau. Tirés au sort, les petits présents ont fait la joie de tous. La fraternité, n’est-elle pas sœur de la simplicité ? En tout cas c’est ce qui a été expérimenté à Salses.

L’important est par ce type d’initiative, de vivre le véritable héritage de Saint François d’Assise : celui de rendre visible celui qui s’est montré visible par l’incarnation. Les fils et filles spirituels de François ont su gardé ces signes qui font la particularité de son charisme ? Il en a toujours été ainsi dans l’histoire, en ce qui concerna la crèche bien sûr, mais aussi tant d’autre traditions populaires autour de la période de Noël et de Pâques, comme le Chemin de Croix, par exemple.

Au delà de l’apparente naïveté des symboles, c’est la foi qui s’exprime : celle des humbles et des petits, qui participent à la louange du Peuple de Dieu, sans grandiloquence mais avec une joyeuse solidarité. Une sorte de manifestation pour rendre grâce de ce qu’il y a de positif en nous et dans le monde.

Gardons précieusement ces traditions franciscaines, elles évangélisent dans la douceur et la joie.

frère Bernard-Marie.

Dans son émission « célébrons dimanche » sur RCF Pays d’Aude, frère Bernard-Marie revient sur les traditions de Noël. A écouter ou podcaster ICI

format article(1)

 

Il faut préparer la route au Seigneur

C'est le temps...

Préparer, ça, on sait faire.

Des projets, des réunions, des budgets, des statistiques.

C’est utile, il est vrai pour que tout fonctionne parfaitement.

Mais préparer la route au Seigneur, c’est autre chose.

Cela relève davantage du chantier : aplanir des routes, abaisser des collines, réparer les sentiers…

Ne nous y trompons pas, la conversion n’est pas une entreprise en bâtiment, mais une construction intérieure.

Bâtir une maison spirituelle pour accueillir le Christ qui vient dans notre cœur.

Bâtir une demeure fraternelle pour accueillir le Christ qui vient dans le frère. En quelque sorte.

fr.Bernard-Marie Cerles.

C’est le temps…

C'est le temps...(1)

C’est le temps où il fait bon rentrer chez soi le soir. Si peu que l’on ait patienté sur la rocade ou couru dans les rayons d’un supermarché pour faire une course à la dernière minute.

C’est le temps des lumières dans la ville qui fait oublier que la nuit tombe vite avec les températures, même sous nos latitudes.

C’est le temps des préparatifs de la plus belle des fêtes de l’année : celle des familles qui vont se réunir : quelle décoration, quoi offrir à ceux que l’on aime, avec qui se retrouver et partager pour cette occasion.

C’est le temps d’une lumière, d’une chaleur qui envahit le cœur des hommes et leur inspire plus de solidarités. La soupe populaire entre gare et médiathèque prend un sens particulier.

C’est le temps où l’on espère un peu de douceur intérieure, un je ne sais quoi d’amour qui brille au fond de soi, comme la première bougie que l’on faire briller sur la couronne de sapin. Cette lanterne posée sur le rebord de la fenêtre qui indiquera à l’Étranger qu’il peut frapper à la porte et que l’on peut accueillir.

C’est le temps de l’Avent !

fr.Bernard-Marie Cerles.

Messe d’action de grâces de fr. François : Musclez votre vie intérieure pour rayonner à l’extérieur !

Ce dimanche 1er juillet, fr. François a célébré une messe d’action de grâces, alors qu’il partira pour Lourdes le 1er septembre. Notre église était comble pour vivre ce moment fort avec lui et le remercier pour tout ce qu’il nous a donné. Vous pouvez retrouver ici son intervention, où il a exprimé ses remerciements et est revenu pour nous sur ses 24 ans de présence à Narbonne ainsi que sur les différentes étapes de sa mission dans notre paroisse, notre diocèse et la custodie de France – Belgique. Les derniers mots de son homélie ont été pour encourager et exhorter :

« N’arrêtez pas de rêver, de proposer. Dépassez la tentation de la nostalgie et de la lamentation. Au contraire, ‘talitha koum‘ : oui ! Relevez, vivez, apportez amour et joie à la paroisse. Musclez votre vie intérieure pour rayonner à l’extérieur. […] Les traces de ce que nous avons construit ensemble restent. Continuez à écrire l’histoire avec votre créativité. L’Esprit est à l’œuvre… Bonne route ! »

Vous pourrez écouter les remerciements exprimés par fr. Charles et Gérard Leroy au nom de toute la communauté. Compte tenu de la qualité de son parfois quelque peu capricieuse, nous avons joint le texte de ces deux interventions (voir ici). Notre album-photo en ligne vous permettra de revivre ce moment fort en images : un grand merci à nos photographes. Enfin, nous vous proposons de retrouver les articles parus récemment en cliquant ici et .

Un grand merci pour tout, fr. François !

♦ Remerciements de fr. François :

♦ Remerciements de fr. Charles : texte disponible ici.

♦ Remerciements de Gérard Leroy : texte disponible ici.


‘J’entendis alors la voix du Seigneur qui disait : « Qui enverrai-je ? Qui sera notre messager ? » Et j’ai répondu : « Me voici : envoie-moi ! »’
Livre d’Isaïe, chapitre 6, verset 8.


Jean-Baptiste, le dernier prophète de l’Ancien Testament : homélie pour sa nativité

Dimanche 24 juin, nous avons célébré une belle fête : celle de la Nativité (c’est-à-dire la naissance) de Saint Jean Baptiste. Jean le Baptiste est le dernier des prophètes de l’Ancien Testament avant la manifestation de Jésus comme le Messie. Il annonce que ‘les temps sont accomplis’ : l’ère de la justice où l’homme ne pouvait plus voir le visage de Dieu sans mourir est révolue. C’est maintenant le temps de la Miséricorde : Jésus vient révéler le vrai visage de Dieu, celui de l’Amour. Jean est le précurseur. C’est lui qui ouvre la route à Jésus, en préparant le peuple d’Israël à sa venue. Comme lui, nous sommes tous appelés à être des ‘Jean-Baptiste’, c’est-à-dire des personnes qui préparent les chemins du Seigneur à la fois en eux-mêmes et pour les autres. C’est dans cet esprit que nous vous proposons ici de retrouver l’homélie prononcée par Bertrand Caux, diacre permanent, dans notre église en cette belle fête. Vous pouvez aussi méditer sur la vocation de Saint Jean-Baptiste (et la nôtre) en suivant ce lien.

« Je vous le dis : parmi ceux qui sont nés d’une femme, personne n’est plus grand que Jean ; et cependant le plus petit dans le royaume de Dieu est plus grand que lui. » (Lc 7, 27 – 28).

Homélie pour le 10e Dimanche du temps ordinaire : pour être renouvelé de jour en jour dans l’Amour!

Après le Temps Pascal qui s’est conclu par la fête de Pentecôte, après la Sainte Trinité, le Saint Sacrement et le Sacré-Cœur qui sont des fêtes fortes, nous voici maintenant de retour dans le Temps Ordinaire. Le Temps Ordinaire est le temps de tous les jours… c’est le temps que nous donne le Seigneur pour aimer… non pas avec notre tête mais avec des actes et en vérité comme le dit Saint Jean (1 Jn 3, 18). La Parole de Dieu que l’Église nous a proposée en ce 10e Dimanche du Temps Ordinaire nous a justement provoqués sur ce terrain souvent délicat. Les textes que nous avons médités (voir ici) nous ont ramenés à la faute originelle, cette blessure qui instille le doute et l’accusation (cf. 1e lecture), et qui vient par là-même engendrer la peur et empoisonner les relations avec Dieu et avec les autres. Que faire ? Comment être facteur de paix et de communion ? Fr. François revient sur tout cela dans son homélie et nous ouvre à l’espérance. Nous vous souhaitons une bonne écoute et une bonne méditation.



« C’est pourquoi nous ne perdons pas courage, et même si en nous l’homme extérieur va vers sa ruine, l’homme intérieur se renouvelle de jour en jour. »
Saint Paul, 2e lettre aux Corinthiens (2 Co 4).

Le Magnificat : pour s’inscrire dans la gratitude…

En fin de semaine dernière, nous avons célébré une belle fête, celle de la Visitation. Elle fait mémoire de la visite que rendit Marie, peu après l’Annonciation, à sa cousine Élisabeth, qui était enceinte de Jean-Baptiste, alors qu’elle n’avait plus l’âge d’enfanter. Inspirée par l’Esprit Saint, Élisabeth reconnaît en Marie la mère du Christ. C’est à ce moment que Marie prononce son Magnificat. Le récit est donné dans l’Évangile selon Saint Luc (chap. 1, versets 39 et suivants). Avec un peu de retard, nous vous proposons de retrouver ici l’homélie que fr. Paul, alors de passage dans notre couvent pour quelques jours, a prononcée à cette occasion. Elle nous invite à rentrer dans la gratitude : une invitation à honorer tous les jours ! Nous vous souhaitons une bonne lecture.


Le ‘Magnificat’ est un hymne qui chante la gratitude personnelle de la mère de Jésus, pour l’accomplissement des promesses de l’Alliance, en faveur de tout le peuple de Dieu. Marie est la figure exemplaire du croyant… de celle ou de celui qui fait confiance à Dieu, qui se met à l’écoute de la volonté de Dieu, qui se rend disponible au Seigneur. Dans sa prière, Marie fait preuve de reconnaissance. Elle rend grâce à Dieu pour sa bonté et sa sollicitude… elle exprime sa joie. Sa prière d’exaltation est une manière de remercier Dieu pour sa bonté et sa confiance. Elle manifeste à travers ses mots qui est Dieu pour elle.

Bien souvent, par fatigue, par habitude ou lassitude, il nous arrive de voir tout ce qui ne va pas bien : notre solitude, nos angoisses, notre fatigue, notre corps qui perd ses forces face à la maladie ou la vieillesse, des amis ou des proches qui disparaissent, le journal télévisé qui montre la laideur et la souffrance du monde… Alors parfois, plutôt que de voir le verre à moitié vide, ne pourrions-nous pas essayer de faire comme Marie, qui choisit de s’inscrire résolument dans la gratitude… qui veut voir le bonheur qu’il y a d’être vivant, tout en se sachant aimé(e) de Dieu. Bien sûr, il ne s’agit pas d’être naïf ou inconscient, mais d’oser la confiance… de croire que Dieu est là, qu’Il nous soutient, que sa Parole s’accomplit… malgré les malheurs et les maux de l’existence. C’est ce que fait et vit Marie dans sa relation à Dieu. Elle nous apprend la force de la confiance et de la gratitude.

Le ‘Magnificat’ nous redit que Dieu ne tient pas compte de nos titres, de nos mérites, de nos réussites à vues humaines, pour nous aimer. Au contraire, il balaie toutes nos étiquettes et nos critères de jugement. Il exalte notre petitesse et rassasie nos faims.

Comme Marie… c’est seulement dans notre humanité, au cœur de notre vulnérabilité et de nos fragilités, que nous pouvons oser faire confiance à Dieu et le rencontrer, pour recevoir son amour. Parce que nous nous savons pauvres, nous pouvons accueillir sa Parole en Jésus Christ.

L’expérience de Dieu est la source du témoignage.

Comme Marie… laissons son Esprit Saint nous habiter, nous relever et nous transformer.


 

Faites tout ce qu’il vous dira…

… c’est le thème de l’enseignement que fr. Bernard-Marie, actuel gardien du couvent Saint Antoine de Tarbes et futur gardien de notre couvent Saint Bonaventure (voir ici), a proposé à l’occasion du pèlerinage de la famille franciscaine qui a eu lieu à Lourdes du 7 au 11 mai 2018.

Nous vous proposons de retrouver l’intégralité de cet enseignement ici. Il nous prépare déjà à la fête de Pentecôte et à la docilité au Saint Esprit. Que nous fassions tout ce qu’il nous dira ! Nous vous souhaitons une bonne écoute.